
Bleu Indigo
Ai Yori AoshiSérie Japanime
Bleu Indigo, Critique de la rédaction
Critique rédigée par meneltarma le 29 Février 2008 (dernière modification le 22 Octobre 2008)Apparition d'une douce jeune fille en kimono indigo
Ai Yori Aoshi
se découpe en deux parties. Le début permet de
présenter les deux personnages principaux, de nous les faire
mieux connaître afin que l’on puisse s’attacher à
eux. L’histoire débute comme un rêve entre la douce
Aoi si charmante en kimono indigo et le maladroit Kaoru.
L’originalité n’a pas donc été vraiment
recherchée dans cette série qui essaie plutôt
d’accrocher le spectateur par ce côté mignon dégagé
par les personnages. Mais peu à peu, tout se dégrade. L’histoire se
transforme à la Love Hina, dès
que le couple emménage dans la grande maison familiale puis
accueille un panel de personnages féminins pour le moins
originaux et qui bien entendu vont toutes tomber amoureuses de Kaoru
et lui former un harem. Entre la nourrice d’Aoi qui a d'abord une
forte aversion pour lui, l’Américaine Tina qui a une
tendance à balader ses mains n’importe où, la petite
Taeko et même un furet, le couple caché devra gérer
sa relation, et faire face à de multiples aventures plus ou
moins drôles.
Car Ai Yori Aoshi a
aussi décidé d’utiliser le ressort comique pour
plaire au public, et l’humour se manifeste aussi par du fan
service à grand renfort de poitrines rebondissantes et petites culottes... La bande de copains
délirants lasse vite et si le début de l’histoire
s’avère presque intéressant, la suite devient
franchement ennuyante. L’humour potache gâche un peu la série
et il aurait été sans doute plus agréable
d’analyser la manière dont deux personnes qui n’y
connaissent rien à l'amour gèrent leur relation, plutôt
que de s’éparpiller dans des classiques aventures drôles
et légères, et de se perdre dans des scènes
coquines et du fan service.
Certes, Ai Yori Aoshi est le genre qui plaît à un large public qui n’attend pas plus qu’une histoire banale et des scènes d’humour qui ne volent pas haut, mais les 24 épisodes semblent tout de même excessifs pour une intrigue qui aurait très bien pu tenir en une dizaine d’épisodes. Même si l’animation est fluide et si tout s’enchaîne bien, ce pâle sosie de Love Hina ne captive pas, tout en se laissant regarder. Face à des personnages creux, des personnages secondaires plus intéressants mais peu développés, on regrette qu’il n’y ait pas cette petite étincelle d’originalité.

Je t’aime, tu m’aimes, on s’aime, Ai Yori Aoshi déborde de bons sentiments fleur bleue indigo comme le shôjo en raffole.
Les dessins sont très propres et très appliqués. Le travail a été parfaitement réalisé avec des couleurs douces et vives, de jolies filles comme il se doit et un soin particulier à Aoi qui est tout simplement charmante, naïve et sensible. Mais même cette propreté et ce design appliqué et sans relâchement agacent, il n y aurait normalement rien à redire mais là aussi l’originalité fait défaut. Conclusion, même du point de vue graphique, l’anime ne dégage rien. La musique est tout aussi moyenne, discrète et agréable. Mais on n’en demande pas beaucoup du point de vue musical.
Ai Yori Aoshi a tout pour plaire à l’amateur de shôjos et aux âmes sensibles : une histoire mignonne et des caractères adorables mais à cause de son manque cruel d’originalité que ce soit dans le dessin ou dans l’histoire, et à cause d’une constante platitude dans la réalisation, l’anime n’arrive pas à marquer les esprits. Même si la série a eu du succès, sans doute par son côté classique et ses gags légers, dont est fan un large public, il n’arrive qu’à dégager du vide. Le studio n’a pas réussi à trouver l’inspiration et n’est parvenu qu’à sortir un anime propre et sans accrocs.




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Anime aux dessins très agréables, et une histoire d'amour mignonne mais qui n'arrive pas à décoller de la banalité.
