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Anime

Mobile Suit Gundam Wing

Shin Kido Senki Gundam W

Série Japanime

Mobile Suit Gundam Wing, Critique de la rédaction

Critique rédigée par Gorkab Nitrix le 18 Février 2009 (dernière modification le 23 Septembre 2012)
Anime ayant popularisé le genre hors de l'archipel, Gundam Wing est également le premier dessin animé japonais a être diffusé dans une case horaire de grande écoute sur une chaîne de télévision hertzienne en France. Supportée par un casting prestigieux, notamment de seiyus, la diffusion s'est étalée sur 49 épisodes en plus de 3 et d'un film récapitulatif. Beez Entertainment est l'éditeur du coffret français, et voici ce que nous en avons pensé.

Mobile Suit GundamGundam : Petite Rétrospective

Débutée en 1979 avec la série Mobile Suit Gundam, la franchise a connu plus d'une douzaine d'adaptations animées, sans compter les OAV, films, mangas, livres ou encore jeux vidéo. En 2008, les revenus de la marque s'élevaient à plus de 50 milliards de ¥en, soit environ 430 millions d'euros, et les figurines Gundam représentent à elles seules 90% du marché global japonais.

Gundam : Le créateur, Yoshiyuki Tomono
Yoshiyuki Tomino
Formé au studio d'Osamu Tezuka, Mushi Productions, Yoshiyuki Tomino a travaillé sur le premier anime japonais, le mythique Astro Boy, avant de rejoindre les rangs du studio Sunrise. C'est en 1979 qu'il écrit et réalise Mobile Suit Gundam, réinventant complètement le genre du mecha en se démarquant sensiblement d'autres productions telle Grendizer, plus connu en France sous le nom de Goldorak.

Il réalisera toutes les suites, de Mobile Suit Zeta Gundam en 1985 jusqu'à Mobile Suit Victory Gundam en 1993, en changeant constamment de protagonistes afin de relancer l'intérêt pour sa saga.

Giant RoboGundam : Un anniversaire en trois animes

Afin de célébrer les quinze ans de la série, Sunrise délaisse Yoshiyuki Tomono (probablement après que celui-ci se soit opposé à la fusion de Sunrise avec Bandai), pour faire appel à trois réalisateurs différents.

Le premier, c'est Yasuhiro Imagawa, réalisateur de Giant Robo. Il réalisera l'anime Mobile Fighter G Gundam de 1994 à 1995. Diffusé aux Cartoon NetworkUSA en 2002 sur la chaîne Cartoon Network, il n'a toujours pas été édité en France à l'heure où cette critique est rédigée.

Le second, c'est Masashi Ikeda, réalisateur de Vampire Hunter. Il réalisera l'anime Mobile Suit Gundam Wing de 1995 à 1996. Diffusé aux USA en 2000 sur la chaîne Cartoon Network, il sera diffusé en France à partir de 2001 sur Fun TV, puis en 2002 sur M6.

School RumbleLe troisième et dernier, c'est Shinji Takamatsu, réalisateur de School Rumble et habitué de la saga Gundam depuis Mobile Suit Zeta Gundam (1985). Il réalisera l'anime After War Gundam X d'avril à décembre 1996. Ce Gundam n'a jamais quitté le Japon jusqu'à aujourd'hui.

Ces trois animes nous plongent dans trois univers alternatifs créés autour de la franchise : Future Century (G Gundam), After Colony (Gundam Wing) et After War (Gundam X). Il est à noter qu'aucun autre anime n'est pleinement revenu sur ces univers à l'heure actuelle, mais qui sait ? Cela fait trente ans que ça dure, et ce n'est pas près de s'arrêter.

L'Histoire

Gundam Zero VS EpyonL'humanité a colonisé l'espace et la Terre est unie sous la bannière de l'Alliance. Mais les colonies, sans cesse opprimées par cette dernière, lancent l'Opération Météore : envoyer 5 Gundams sur Terre afin d'anéantir la puissance militaire de l'Alliance, connue sous le nom d'OZ. Cinq jeunes pilotes sont assignés à cette lourde tâche. Ils ne se connaissent pas et ignorent complètement qu'ils ont tous été assignés à la même mission. Leur succès dépendant avant tout de leur discrétion, toute personne pouvant les identifier, eux ou leur Gundam, devra périr sur le De gauche à droite : Quatre, Trowa, Heero, Duo et Yufeichamp.

Heero Yuy, l'un de ces pilotes, entre directement en conflit avec l'un des généraux d'OZ en rentrant dans l'atmosphère. Il s'agit de l'homme au masque de fer, Zechs Merquise. Cette rencontre prématurée fera perdre son Gundam au jeune homme, qui sera retrouvé échoué sur une plage des environs. Trouvé par la jeune Relena Darlian, il ne se réveillera que trop tard, celle-ci ayant déjà vu son visage.

En s'inscrivant à la même académie qu'elle afin de mettre en place sa couverture, il lui promet face à face qu'il la tuera.

Personnages secondaires de Gundam WingSur le papier et même en action, ce premier épisode sonne bien. Il accroche suffisamment le spectateur pour lui donner envie de continuer, chose qui perdurera grosso modo jusqu'à l'épisode 17, où l'action prendra place principalement dans l'espace. Outre les méchants charismatiques que sont Lady Une et Treize Krushrenada (ouf !), les retournements et autres trahisons présents dans ce premier quart laissent présager le meilleur quant à la suite, et c'est malheureusement là que le bas blesse.

Arrivés dans l'espace, les épisodes ne sont qu'une éternelle répétition de la classique "raison d'être" et du "mais pourquoi je me bats d'abord ?". Les relations entre les personnages, de prime abord complexes et bien ficelées, se perdent dans des considérations guerrières stupides, ne laissant au spectateur qu'un amère goût d'ennui qui ne veut pas lâcher prise... Entre deux combats de Gundam sans intérêt, servis par une musique rock répétitive et énervante, on se surprend à se demander où sont passés certains personnages qui étaient auparavant si présents.

Entracte Gundam WingAinsi, l'entracte de chaque épisode, ponctué par une image de Relena, ne semble être présente que pour nous rappeler qu'elle existe encore quelque part et qu'elle reviendra (peut-être) plus tard. Il en sera de même pour tous les personnages secondaires féminins, qui feront de courtes apparitions afin de déblatérer quelques lignes dans le vent. On citera ici volontiers Sally Po, qui disparaîtra très vite avant de revenir une dizaine d'épisode plus tard, histoire de faire un "coucou" dira-t-on.

Mais ce n'est rien comparé aux éphémères soldats ennemis. C'est simple, jamais je n'avais entendu autant de fois les mêmes répliques à chaque confrontation. "Voici donc le pouvoir d'un Gundam !" et paf, il est mort le troufion... Remarque, ils sont là pour ça....

Les GundamArrivé au 25e épisode, on commence à trouver de plus en plus de raisons valables à l'annulation de la diffusion sur M6. Sur les 49 épisodes, on peut facilement en virer la moitié tellement leur inutilité est flagrante. Jamais la phrase "mais on s'en fout de ta vie" n'est plus venue trouver sa place,  les petites contrariétés de chacun font stagner l'aventure et nous donnent envie d'éjecter le disque. Lorsque ce n'est pas Quatre Raberba Winner (oui oui c'est bien son nom) qui joue sa chochotte au moindre coup reçu par son Gundam, c'est Relena qui reste convaincue que la paix ne s'obtient pas par la guerre (il serait d'ailleurs marrant qu'elle explique sa théorie du pacifisme total aux Heero & RelenaTalibans, voir ce qu'ils en pensent avant qu'elle ne soit lapidée). Et que dire face à ce guerrier, Wufei Chang, véritable parodie du combattant bridé au sens de l'honneur plus développé qu'un Jackie Chan en tongs ? Ou encore Trowa Barton, dont la traduction romanesque n'a d'égal qu'une mèche rebelle ayant certainement inspiré un Cloud Strife ? Non, on ne peut rien dire, juste pleurer.

Si l'on considère le scénario dans son ensemble, le pire c'est qu'il n'est pas si mal ! Mais la réalisation tentant, en vain, de mêler éléments shôjo et shônen, le résultat final produit une cacophonie yaoi pire que les vingt-cinq saisons des Feux de l'Amour que l'on aurait combinés à la première sitcom française populaire venue... Oui je pense à Plus Belle la Vie, dont l'adaptation sur Nintendo DS me fait toujours autant rire.

Côté musique, si l'on fait abstraction du rock évoqué plus haut, la bande originale de Yasuo Uragami est de qualité, avec même quelques thèmes Gundam Wing OST 1dignes de grands films comme la piste Eternity & Infinity Are In These Hands. Malheureusement, à force d'être répétée à chaque début d'épisode dans des récapitulatifs qui n'en finissent jamais, elle fait vite figure de cliché du genre et c'est bien dommage... Restent les deux openings du groupe Two-Mix, qui se sont servis de cet anime comme d'un tremplin, et on comprend pourquoi vu l'énergie que déploie Just Communication. L'ending n'est pas en reste : It's Just Love (écrit I'ts Just Love dans le générique) illustre bien la séquence de fin d'épisode avec une Relena en plein safari, aux antipodes de son rôle dans la série.

L'édition française de Beez Entertainment

Coffret Beez EntertainmentL'édition collector de Gundam Wing se présente sous la forme de deux digipacks et d'un livret de 200 pages. Chaque digipack contient 5 DVD, portant le total à 10 galettes pour 49 épisodes et zéro bonus. Oui, vous avez bien lu, zéro bonus. Si l'encodage de l'anime est exemplaire, surtout quand on considère qu'il date de 1995, les seuls suppléments disponibles sont des bandes annonces... pour d'autres animés édités par Beez. On citera d'ailleurs une note de l'éditeur concernant la remise à neuf totale de la version française sous-titrée. La VF audio a quant à elle disparue car elle Coffret Beez Entertainment : Détailavait été réalisée à l'époque à partir de la version censurée américaine.

Mais si toute la VF sous-titrée a été refaite, elle est très loin d'être exempte de fautes en tout genre... Grammaire, orthographe, noms de personnages modifiés entre deux phrases, syntaxe hasardeuse, tout est bon pour donner une sensation de retour en primaire au spectateur. Le pire restant quand même les étranges changements de son dans certaines scènes d'épisode, comme si des morceaux en avaient été enlevés...

En revanche, le livret vient vraiment combler le vide des extras grâce à 200 pages de dessins conceptuels allant du character au mecha design, des véhicules aux objets et autres backgrounds, en plus du storyboard complet du générique. Tous ces dessins proviennent d'originaux du studio Sunrise et sont accompagnés de notes techniques, malheureusement laissées en japonais.

Conclusion
Heero Yuy
La première série Gundam à atteindre notre contrée n'était pas la meilleure. Entre un scénario confus, des dessins allant du bon au très mauvais sous-traitement vietnamien, des personnages énervants (à la limite de la caricature pour certains) ainsi qu'un nombre exagéré d'épisodes, on a très vite envie de laisser tomber et passer à côté. Le manque cruel d'interactivité sur les 10 DVD n'aidant pas, on se laissera volontiers tenter par quelque chose de plus récent et/ou de forcément plus intéressant.
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Critique rédigée par Gorkab Nitrix le 18 Février 2009 (dernière modification le 23 Septembre 2012)
NOTATION
Notes du chroniqueur :

Scénario
Dessins
Bande-son
Réalisation
Global
Gundam Wing fait partie de ces animes qui attirent le regard, mais avec un scénario confus, des personnages presque caricaturaux, ainsi qu'un mélange raté shônen / shôjo tendance yaoi, il vaut mieux l'éviter sous peine de s'ennuyer voire même de s'énerver.
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