Ponyo sur la Falaise, Critique de la rédaction
Critique rédigée par Gorkab Nitrix le 19 Avril 2009 (dernière modification le 23 Avril 2009)C'est depuis 2004, avec la sortie japonaise du Château Ambulant, qu'Hayao Miyazaki n'avait pas réalisé de film pour le Studio Ghibli. Les Contes de Terremer, sorti en 2006, avait en effet été réalisé par son fils, Goro Miyazaki. Ce neuvième film, écrit et réalisé par le maître, est donc un véritable événement, qui a su conquérir le public japonais avec pas moins de cinq récompenses aux Tokyo Anime Awards en 2009 ! Il est sorti mercredi 8 avril en France, et voici nos impressions :
On se met dans le bain ?
Toujours distribué en France par Walt Disney Pictures, il suffit de se rendre dans n'importe quelle salle UGC de l'hexagone pour pouvoir apprécier un film dans sa version originale sous-titrée, le plus souvent à des horaires tardifs comme cette séance où nous nous sommes rendus pour visionner Ponyo sur la Falaise.
Passées les habituelles 15 minutes de pub obligatoires et forcées malgré un prix du billet à 9,90 € (6,90 € si vous êtes étudiant), on se plonge dans le monde tranquille et coloré de l'océan, accompagné par un véritable ballet de méduses se baladant gentiment à leur guise... D'emblée, l'animation sans image de synthèse charme l'œil par son fourmillement de détails et sa grande qualité qui a su faire et fait toujours la renommée du studio fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata en 1985.
Un petit poisson qui voulait devenir humain...
L'histoire est celle de Ponyo, un poisson rouge à tête de petite fille, qui cherche à explorer le monde qui l'entoure. En échappant à la vigilance de son père, Fujimoto l'humain, elle parvient à s'enfuir et gagne malgré elle la côte où, prise dans un filet avec des milliers de détritus, elle se coince dans un bocal. Au même moment, le jeune Sosuke, 5 ans, a descendu la falaise sur laquelle il habite avec sa mère, Lisa, afin de jouer avec son bateau. C'est là qu'il trouvera Ponyo et la recueillera. Naîtra ainsi l'envie du petit poisson rouge de devenir une petite fille humaine à part entière.
Sans trop spoiler le film, voici donc en substance son début. On retrouvera des thèmes chers à Miyazaki comme la pollution, pleinement
montrée sous les eaux, tandis qu'elle n'est par exemple qu'imagée par une simple bouteille de shampoing venant se poser sur la plage, lors de la rencontre entre Ponyo et Sosuke. Le réalisateur s'est d'ailleurs inspiré de son propre fils pour ce dernier, Goro Miyazaki, en se basant sur lui lorsqu'il avait également 5 ans. La petite ville côtière où se déroule l'aventure, Tomonoura, située dans la réserve naturelle de Setonaikai au Japon, est également inspirée de la vie réelle du réalisateur, puisqu'il y avait séjourné en 2005, soit un an avant le début de la production.
Un film pour enfants ?
Si l'on va chercher les séances, sur Allociné par exemple, on voit écrit que le film serait pour enfants à partir de 6 ans. Si le thème principal du film est inspiré du conte d'Andersen, que nous connaissons tous de par l'adaptation animée, La Petite Sirène (dont le studio n'est d'ailleurs autre que le distributeur de Ponyo), il serait réducteur de labeller cette œuvre comme réservée à un jeune public.
Le film est, certes, principalement vu à travers les yeux du petit Sosuke, mais les à côtés tels le personnage de sa mère, Lisa, aide-soignante dans une maison de retraite, qui aimerait passer plus de temps avec son mari, Koichi, tout le temps en mer ; ces gentilles vieilles dames qui retrouvent une seconde jeunesse tout au long du film, en retrouvant l'usage de leur jambes, ou encore ce qu'il adviendrait du monde si la petite Ponyo n'arrivait pas à se décider entre rester un poisson ou devenir humaine, sont plus du domaine adulte et seraient de toute manière bien trop abstrait pour des spectateurs en culottes courtes.
Bien sûr, comparé à d'autres productions plus adultes, ce ne sera pas le genre d'argument qui passera. Mais comparer l'incomparable, si ce n'est que le film est réalisé par le même studio et réalisateur / scénariste, serait de toutes façons futile et réellement bas d'esprit lorsqu'on est embrassé par la magie de Ponyo sur la Falaise. Quoique, Mon Voisin Totoro est quand même similaire en terme de simplicité scénaristique
tout public...
Tout public donc ?
Magnifique, émouvant, drôle, sublime, coloré, rafraîchissant... Les adjectifs ne manquent pas lorsqu'on en vient à tenter de définir Ponyo sur la Falaise. Servi par une animation traditionnelle à faire pâlir Pixar, notamment sur les effets d'eau (saisissants !), il saura attirer un public déjà acquis d'avance (au même nombre de copies parisiennes, le film avait attiré plus de spectateurs que le blockbuster Fast and Furious quatrième du nom le premier jour de son exploitation). C'est donc les yeux fermés que Total Manga vous conseille de vous rendre dans la première salle le projetant (en VO) du coin, afin de vous sentir voyager pendant 1h41 et de vous faire oublier la grisaille actuelle !
On se met dans le bain ?Toujours distribué en France par Walt Disney Pictures, il suffit de se rendre dans n'importe quelle salle UGC de l'hexagone pour pouvoir apprécier un film dans sa version originale sous-titrée, le plus souvent à des horaires tardifs comme cette séance où nous nous sommes rendus pour visionner Ponyo sur la Falaise.
Passées les habituelles 15 minutes de pub obligatoires et forcées malgré un prix du billet à 9,90 € (6,90 € si vous êtes étudiant), on se plonge dans le monde tranquille et coloré de l'océan, accompagné par un véritable ballet de méduses se baladant gentiment à leur guise... D'emblée, l'animation sans image de synthèse charme l'œil par son fourmillement de détails et sa grande qualité qui a su faire et fait toujours la renommée du studio fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata en 1985.Un petit poisson qui voulait devenir humain...
L'histoire est celle de Ponyo, un poisson rouge à tête de petite fille, qui cherche à explorer le monde qui l'entoure. En échappant à la vigilance de son père, Fujimoto l'humain, elle parvient à s'enfuir et gagne malgré elle la côte où, prise dans un filet avec des milliers de détritus, elle se coince dans un bocal. Au même moment, le jeune Sosuke, 5 ans, a descendu la falaise sur laquelle il habite avec sa mère, Lisa, afin de jouer avec son bateau. C'est là qu'il trouvera Ponyo et la recueillera. Naîtra ainsi l'envie du petit poisson rouge de devenir une petite fille humaine à part entière.Sans trop spoiler le film, voici donc en substance son début. On retrouvera des thèmes chers à Miyazaki comme la pollution, pleinement
montrée sous les eaux, tandis qu'elle n'est par exemple qu'imagée par une simple bouteille de shampoing venant se poser sur la plage, lors de la rencontre entre Ponyo et Sosuke. Le réalisateur s'est d'ailleurs inspiré de son propre fils pour ce dernier, Goro Miyazaki, en se basant sur lui lorsqu'il avait également 5 ans. La petite ville côtière où se déroule l'aventure, Tomonoura, située dans la réserve naturelle de Setonaikai au Japon, est également inspirée de la vie réelle du réalisateur, puisqu'il y avait séjourné en 2005, soit un an avant le début de la production.
Un film pour enfants ?Si l'on va chercher les séances, sur Allociné par exemple, on voit écrit que le film serait pour enfants à partir de 6 ans. Si le thème principal du film est inspiré du conte d'Andersen, que nous connaissons tous de par l'adaptation animée, La Petite Sirène (dont le studio n'est d'ailleurs autre que le distributeur de Ponyo), il serait réducteur de labeller cette œuvre comme réservée à un jeune public.
Le film est, certes, principalement vu à travers les yeux du petit Sosuke, mais les à côtés tels le personnage de sa mère, Lisa, aide-soignante dans une maison de retraite, qui aimerait passer plus de temps avec son mari, Koichi, tout le temps en mer ; ces gentilles vieilles dames qui retrouvent une seconde jeunesse tout au long du film, en retrouvant l'usage de leur jambes, ou encore ce qu'il adviendrait du monde si la petite Ponyo n'arrivait pas à se décider entre rester un poisson ou devenir humaine, sont plus du domaine adulte et seraient de toute manière bien trop abstrait pour des spectateurs en culottes courtes.
Bien sûr, comparé à d'autres productions plus adultes, ce ne sera pas le genre d'argument qui passera. Mais comparer l'incomparable, si ce n'est que le film est réalisé par le même studio et réalisateur / scénariste, serait de toutes façons futile et réellement bas d'esprit lorsqu'on est embrassé par la magie de Ponyo sur la Falaise. Quoique, Mon Voisin Totoro est quand même similaire en terme de simplicité scénaristique
tout public...Tout public donc ?
Magnifique, émouvant, drôle, sublime, coloré, rafraîchissant... Les adjectifs ne manquent pas lorsqu'on en vient à tenter de définir Ponyo sur la Falaise. Servi par une animation traditionnelle à faire pâlir Pixar, notamment sur les effets d'eau (saisissants !), il saura attirer un public déjà acquis d'avance (au même nombre de copies parisiennes, le film avait attiré plus de spectateurs que le blockbuster Fast and Furious quatrième du nom le premier jour de son exploitation). C'est donc les yeux fermés que Total Manga vous conseille de vous rendre dans la première salle le projetant (en VO) du coin, afin de vous sentir voyager pendant 1h41 et de vous faire oublier la grisaille actuelle !





NOTATION
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Notes du chroniqueur :
Une petite perle à aller voir à plusieurs, de préférence en version originale ! Dommage qu'une telle distribution ne soit pas mise en place pour d'autres productions comme le récent Evangelion...
| Scénario | |
| Dessins | |
| Bande-son | |
| Réalisation | |
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Une petite perle à aller voir à plusieurs, de préférence en version originale ! Dommage qu'une telle distribution ne soit pas mise en place pour d'autres productions comme le récent Evangelion...Notes de la rédaction :




De Masterjm
Un univers riche et plein d'imagination, des personnages attachants, dont une Ponyo magicienne et innocente qui en amusera plus d'un. Mais Ponyo plaira bien plus aux enfants qu'aux adultes, bien moins ciblés par cette sympathique production.



De Lave-vaisselle
Apprécie t-on "l'oeuvre" parce qu'elle est signée Miyazaki ? Les nombreuses critiques hystériques donnent le la. Scénario décousu, univers brouillon, le tout donne un film léger et "mignon", dans le sens le plus péjoratif du terme.





Un univers riche et plein d'imagination, des personnages attachants, dont une Ponyo magicienne et innocente qui en amusera plus d'un. Mais Ponyo plaira bien plus aux enfants qu'aux adultes, bien moins ciblés par cette sympathique production.




Apprécie t-on "l'oeuvre" parce qu'elle est signée Miyazaki ? Les nombreuses critiques hystériques donnent le la. Scénario décousu, univers brouillon, le tout donne un film léger et "mignon", dans le sens le plus péjoratif du terme.Moyennes :
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18 commentaires | Voir tous les commentaires | Vous devez être membre pour poster des commentaires. > Devenir membrePosté le 29/05/2009 à 10:49Par WAV
C'est un peu comme Totoro
Posté le 27/05/2009 à 06:50Par TeruHi
Citation de "Polyandre":
ce film adopte un point de vue très enfantin par lequel on n'a pas forcément des affinités.
Oui oui, je suis d'accord.ce film adopte un point de vue très enfantin par lequel on n'a pas forcément des affinités.
Moi j'y accroche bien en tout cas !
Posté le 18/05/2009 à 01:59Par Polyandre
Citation de "TeruHi":
Je suis d'accord, c'est un très beau film, avec une bande son splendide...
Mais ce que vous ne dites pas dans la critique, c'est que ce film peut être vu sous un angle très sombre !
A la fin, le fait que les vieilles remarchent, dans l'espèce de bulle dans l'eau, un lieu apparemment remplie de magie, n'est qu'une interprétation heureuse de Sôsuke de ce qu'est la mort.
Le fait que les adultes ne soient pas surpris par certaines choses, comme le fait que ponyo soit devenue humaine, ou que la mère de Sôsuke ne s'inquiète pas lorsque ponyo dit que son père l'emprisonne, sont autant d'éléments qui montre que dans le film tout est du domaine de l'interprétation enfantine.
Aussi, le magicien peut être considéré comme toujours méchant, envoyant ses dangereuses vagues dans un seul but : tuer Sôsuke. Il n'offre à Sôsuke qu'une mort certaine, et ce dernier ce fait avoir, malgré les avertissements de la vieille dame, seule rescapée de la maison de retraite.
Voilà pourquoi Ponyo sur la falaise est un film très adulte, parce qu'il est facile de se laisser avoir par son côté enfantin alors qu'il cache une réalité beaucoup plus sombre, qui ne peut être compris que par un adulte qui ne se fait plus d'illusions sur la vie, mais qui a su garder en partie une âme d'enfant.
Miyazaki est une de ces personnes, et c'est ce qui lui permet de faire de tels chef-d'œuvres tout publiques.
Ainsi, Ponyo est peut être l'un de ses meilleurs films !
Je suis d'accord, c'est un très beau film, avec une bande son splendide...
Mais ce que vous ne dites pas dans la critique, c'est que ce film peut être vu sous un angle très sombre !
A la fin, le fait que les vieilles remarchent, dans l'espèce de bulle dans l'eau, un lieu apparemment remplie de magie, n'est qu'une interprétation heureuse de Sôsuke de ce qu'est la mort.
Le fait que les adultes ne soient pas surpris par certaines choses, comme le fait que ponyo soit devenue humaine, ou que la mère de Sôsuke ne s'inquiète pas lorsque ponyo dit que son père l'emprisonne, sont autant d'éléments qui montre que dans le film tout est du domaine de l'interprétation enfantine.
Aussi, le magicien peut être considéré comme toujours méchant, envoyant ses dangereuses vagues dans un seul but : tuer Sôsuke. Il n'offre à Sôsuke qu'une mort certaine, et ce dernier ce fait avoir, malgré les avertissements de la vieille dame, seule rescapée de la maison de retraite.
Voilà pourquoi Ponyo sur la falaise est un film très adulte, parce qu'il est facile de se laisser avoir par son côté enfantin alors qu'il cache une réalité beaucoup plus sombre, qui ne peut être compris que par un adulte qui ne se fait plus d'illusions sur la vie, mais qui a su garder en partie une âme d'enfant.
Miyazaki est une de ces personnes, et c'est ce qui lui permet de faire de tels chef-d'œuvres tout publiques.
Ainsi, Ponyo est peut être l'un de ses meilleurs films !
J'aime bien ton interprétation des évènements du film mais je ne suis pas d'accord pour dire que les sujets "sombres" soient réservés au domaine de l'adulte et ça n'empêche pas ce qu'on a pu dire auparavant, effectivement ce film adopte un point de vue très enfantin par lequel on n'a pas forcément des affinités.
Posté le 12/05/2009 à 08:50Par The Duke
Ouais, c'est clair, hier j'ai mangé des carottes râpées.
On se fait une belote ?
On se fait une belote ?
Posté le 12/05/2009 à 07:14Par TeruHi
Je suis d'accord, c'est un très beau film, avec une bande son splendide...
Mais ce que vous ne dites pas dans la critique, c'est que ce film peut être vu sous un angle très sombre !
A la fin, le fait que les vieilles remarchent, dans l'espèce de bulle dans l'eau, un lieu apparemment remplie de magie, n'est qu'une interprétation heureuse de Sôsuke de ce qu'est la mort.
Le fait que les adultes ne soient pas surpris par certaines choses, comme le fait que ponyo soit devenue humaine, ou que la mère de Sôsuke ne s'inquiète pas lorsque ponyo dit que son père l'emprisonne, sont autant d'éléments qui montre que dans le film tout est du domaine de l'interprétation enfantine.
Aussi, le magicien peut être considéré comme toujours méchant, envoyant ses dangereuses vagues dans un seul but : tuer Sôsuke. Il n'offre à Sôsuke qu'une mort certaine, et ce dernier ce fait avoir, malgré les avertissements de la vieille dame, seule rescapée de la maison de retraite.
Voilà pourquoi Ponyo sur la falaise est un film très adulte, parce qu'il est facile de se laisser avoir par son côté enfantin alors qu'il cache une réalité beaucoup plus sombre, qui ne peut être compris que par un adulte qui ne se fait plus d'illusions sur la vie, mais qui a su garder en partie une âme d'enfant.
Miyazaki est une de ces personnes, et c'est ce qui lui permet de faire de tels chef-d'œuvres tout publiques.
Ainsi, Ponyo est peut être l'un de ses meilleurs films !
Mais ce que vous ne dites pas dans la critique, c'est que ce film peut être vu sous un angle très sombre !
A la fin, le fait que les vieilles remarchent, dans l'espèce de bulle dans l'eau, un lieu apparemment remplie de magie, n'est qu'une interprétation heureuse de Sôsuke de ce qu'est la mort.
Le fait que les adultes ne soient pas surpris par certaines choses, comme le fait que ponyo soit devenue humaine, ou que la mère de Sôsuke ne s'inquiète pas lorsque ponyo dit que son père l'emprisonne, sont autant d'éléments qui montre que dans le film tout est du domaine de l'interprétation enfantine.
Aussi, le magicien peut être considéré comme toujours méchant, envoyant ses dangereuses vagues dans un seul but : tuer Sôsuke. Il n'offre à Sôsuke qu'une mort certaine, et ce dernier ce fait avoir, malgré les avertissements de la vieille dame, seule rescapée de la maison de retraite.
Voilà pourquoi Ponyo sur la falaise est un film très adulte, parce qu'il est facile de se laisser avoir par son côté enfantin alors qu'il cache une réalité beaucoup plus sombre, qui ne peut être compris que par un adulte qui ne se fait plus d'illusions sur la vie, mais qui a su garder en partie une âme d'enfant.
Miyazaki est une de ces personnes, et c'est ce qui lui permet de faire de tels chef-d'œuvres tout publiques.
Ainsi, Ponyo est peut être l'un de ses meilleurs films !
Posté le 04/05/2009 à 07:01Par Lave-vaisselle

Avis* Gro, avis. Pas l'histoire de mes billets de doll's.
Posté le 04/05/2009 à 03:16Par Gorkab Nitrix
Citation de "Lave-vaisselle":
PS : Groback, on s'en fout d'ta vie.
PS : Groback, on s'en fout d'ta vie.
Mais de même Domo-kun
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