Ki-Woo Hong
Article Ki-Woo Hong - Interview
Article rédigé par Ramza le 23 Octobre 2011 (dernière modification le 29 Octobre 2011)
Les auteurs de manhwas sont bercés par les créations de leurs homologues japonais. Même si on peut remarquer qu'ils sont aussi influencés par des auteurs occidentaux, les mangas représentent pour beaucoup le déclic qui les a poussés à prendre le pinceau.C'est le cas de Hong Ki-Woo, jeune manhwaga que nous avons pu rencontrer lors du dernier Paris Manga, Porte de Versailles. Cet auteur, grand amateur d’œuvres nippones, était là pour nous parler de THE SWORDSMAN dont il est le dessinateur.
Au programme de cette rencontre : le parcours de Hong Ki-Woo et son travail sur THE SWORDSMAN, de sa collaboration avec le scénariste à sa conception des combats en passant par le travail d'adaptation de ce récit historique… Bonne lecture !
- Bonjour Hong Ki-Woo. Pour commencer, pouvez-vous nous dire à quand remonte votre passion pour le dessin ?
J’ai commencé à lire des mangas quand j’étais enfant. C’est en lisant DRAGON BALL que je me suis demandé pourquoi je ne dessinerais pas moi-même. Un ami m’a un jour apporté un dessin et je me suis dit que je pouvais mieux faire ! C’est là que j’ai commencé à dessiner, encore et encore… Je remplissais un cahier par semaine pour m’entraîner, je représentais des personnages en imitant le trait de leurs auteurs. C’est comme ça que c’est progressivement devenu une passion et que j’ai décidé de devenir manhwaga.
- Quels sont vos auteurs de références ?
- Concernant THE SWORDSMAN… Est-ce que vous connaissiez l’histoire de Baek Dongsu avant de vous lancer dans le projet ?
Je ne connaissais pas vraiment les personnages et le contexte, il s’agit surtout du travail du scénariste, Lee Jae-Heon, qui a apporté l’idée.- Justement, comment travaillez-vous et communiquez-vous avec lui sur THE SWORDSMAN ?
- THE SWORDSMAN est votre troisième manwha mais il s’agit de votre première collaboration. Préférez-vous le travail seul ou en duo ?
Les deux formes de travail ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients : quand je travaille seul, c’est vrai que je suis plus libre et je suis donc d’autant plus fier du manhwa que je réalise. Mais c’est indéniable que le travail en collaboration me fait gagner beaucoup plus de temps.- THE SWORDSMAN se déroule il y a quatre siècles… Qu’est-ce qui a été le plus difficile à retranscrire dans vos dessins ?
Les difficultés se situaient sur des petits détails non présents dans ces archives – elles ne donnent pas tout non plus – et, dans ces cas-là, le scénariste a fait appel à son imagination pour combler les blancs.
- En partant d’une histoire déjà existante, comment peut-on apposer sa marque et exprimer son style ?
- À propos des personnages, quels sont vos préférés ?
- Les combats sont le cœur de cette histoire, comment sont-ils élaborés ?



Le script est extrêmement détaillé : coup de poing, coup de pied, mouvement à gauche, à droite… Je n’ai donc qu’à suivre ces indications et m’en inspirer.
- Qu’est-ce qui vous semble le plus important lors d’un combat : les armes ou les combattants ?
- Quelle est l’arme qui vous a posé le plus de difficultés ? Et celle que vous préférez ?
Dans l’histoire, il y a un trident du nom de Dang-Pa qui m’a posé beaucoup de problèmes, car c’est une arme assez unique.Quant à celle que je préfère, il s'agit d'un grand sabre à deux mains qui se nomme Ssangsudo.
- Est-ce que ça vous a donné envie d’apprendre le maniement d’une de ces armes ?
- Six tomes de THE SWORDSMAN sont déjà publiés en Corée. Est-ce que vous avez une idée du nombre de volumes que comptera l’histoire une fois achevée ?
Jusqu’à présent, Baek Dongsu n’a pas été vraiment mis en avant. On a pu montrer son potentiel, mais on désire développer ce personnage et son histoire. Donc on peut envisager une vingtaine de volumes pour THE SWORDSMAN.- Avez-vous également d’autres projets en tête ?
- Dans quel état d’esprit êtes-vous une heure avant vos premières dédicaces ?
- D’ailleurs, que représente pour vous cette publication en France ?
- Merci Hong Ki-Woo !
L’interview se termine et Hong Ki-Woo achève sa dédicace pour Total Manga. Il nous explique qu’il espère pouvoir se balader à Paris pour voir la Tour Eiffel mais aussi entrer dans une boulangerie, car il souhaite goûter au fameux pain français !Remerciements à Hong Ki-Woo pour son temps. Merci également à Adrien Lorenzo des éditions Booken Manga et à Jun pour son rôle d’interprète.
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