Article La Cité Saturne - Preview
Article rédigé par Bakasan le 27 Janvier 2010 (dernière modification le 02 Mars 2010)Science-fiction et poésie
Les œuvres d’Hisae Iwaoka nous plongent dans des univers étranges et poétiques. La Cité Saturne ne fait pas exception.
La Terre est devenue une zone protégée. Les hommes vivent désormais dans un anneau gigantesque qui fait le tour de la planète et flotte à 35 000 mètres au-dessus de la surface. À l’intérieur, se trouve un complexe résidentiel divisé en trois niveaux, inférieur, médian et supérieur, qui séparent les différentes classes de la population. Mitsu est un jeune garçon issu du niveau inférieur dont les parents sont décédés. Après avoir obtenu son diplôme du collège, il décide de succéder à son père dans le très risqué métier de laveur de carreaux. En effet, nettoyer les vitres de l’anneau expose à des conditions difficiles, comme la rareté de l’oxygène, les rayonnements solaires et les caprices du vent. Mais le jeune Mitsu va très vite aimer ce métier réservé aux classes modestes du niveau inférieur. Ces missions l’amèneront peu à peu à faire des rencontres... et à en apprendre plus sur la disparition mystérieuse de son père.
D’abord surprenante, l’intrigue se révèle très vite passionnante. On se laisse prendre par son univers incongru et son ambiance qui prête à la rêverie. La naïveté de Mitsu, accentuée par son dessin plutôt rond, en fait un personnage très attachant. La narration très simple (mais non simpliste) et le graphisme esquissé confèrent une légèreté aux propos parfois durs.
Ce manga mêlant science-fiction et poésie n’est pas sans rappeler le superbe Planètes, à cela près que la plume réaliste de Makoto Yukimura cède la place au style plus singulier d’Hisae Iwaoka. Les formes pas toujours très régulières et les effets de perspectives parfois étonnants caractérisent le trait très personnel de cet auteur.
Quant à l’aspect science-fiction, il est en fait relégué au second plan tandis que les relations humaines sont mises en avant. La mangaka explore la quête du bonheur et de la liberté de personnages ordinaires forcés de vivre dans un monde cloisonné. On découvre le quotidien des gens qui font appel aux services de Mitsu mais aussi celui de ses collègues qui partagent avec lui les petits plaisirs qu’offre leur travail. Dehors, sur l’anneau, ils profitent d’une vue imprenable de la Terre et du Ciel, de la liberté conférée par cette immensité…

Ce premier tome de La Cité Saturne nous livre des tranches de vies touchantes. Sans pour autant esquisser de fil rouge, le récit laisse suffisamment de zones d’ombre pour susciter l’intérêt. Enfin, la très belle jaquette en papier cartonné de Kana ne manquera pas de convaincre les collectionneurs.
Les œuvres d’Hisae Iwaoka nous plongent dans des univers étranges et poétiques. La Cité Saturne ne fait pas exception.
La Terre est devenue une zone protégée. Les hommes vivent désormais dans un anneau gigantesque qui fait le tour de la planète et flotte à 35 000 mètres au-dessus de la surface. À l’intérieur, se trouve un complexe résidentiel divisé en trois niveaux, inférieur, médian et supérieur, qui séparent les différentes classes de la population. Mitsu est un jeune garçon issu du niveau inférieur dont les parents sont décédés. Après avoir obtenu son diplôme du collège, il décide de succéder à son père dans le très risqué métier de laveur de carreaux. En effet, nettoyer les vitres de l’anneau expose à des conditions difficiles, comme la rareté de l’oxygène, les rayonnements solaires et les caprices du vent. Mais le jeune Mitsu va très vite aimer ce métier réservé aux classes modestes du niveau inférieur. Ces missions l’amèneront peu à peu à faire des rencontres... et à en apprendre plus sur la disparition mystérieuse de son père.
D’abord surprenante, l’intrigue se révèle très vite passionnante. On se laisse prendre par son univers incongru et son ambiance qui prête à la rêverie. La naïveté de Mitsu, accentuée par son dessin plutôt rond, en fait un personnage très attachant. La narration très simple (mais non simpliste) et le graphisme esquissé confèrent une légèreté aux propos parfois durs. Ce manga mêlant science-fiction et poésie n’est pas sans rappeler le superbe Planètes, à cela près que la plume réaliste de Makoto Yukimura cède la place au style plus singulier d’Hisae Iwaoka. Les formes pas toujours très régulières et les effets de perspectives parfois étonnants caractérisent le trait très personnel de cet auteur.
Quant à l’aspect science-fiction, il est en fait relégué au second plan tandis que les relations humaines sont mises en avant. La mangaka explore la quête du bonheur et de la liberté de personnages ordinaires forcés de vivre dans un monde cloisonné. On découvre le quotidien des gens qui font appel aux services de Mitsu mais aussi celui de ses collègues qui partagent avec lui les petits plaisirs qu’offre leur travail. Dehors, sur l’anneau, ils profitent d’une vue imprenable de la Terre et du Ciel, de la liberté conférée par cette immensité… 
Ce premier tome de La Cité Saturne nous livre des tranches de vies touchantes. Sans pour autant esquisser de fil rouge, le récit laisse suffisamment de zones d’ombre pour susciter l’intérêt. Enfin, la très belle jaquette en papier cartonné de Kana ne manquera pas de convaincre les collectionneurs.
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