Article Summer Wars - Mamoru Hosoda à l'avant-première UGC (23/02/10)
Article rédigé par Bakasan le 24 Février 2010 (dernière modification le 01 Mars 2010)Le 23 février 2010 s'est tenue la projection en avant-première du très attendu Summer Wars, à l'UGC les Halles à 20h00. Le réalisateur du film, Mamoru Hosoda, était présent. Compte-rendu d'une séance inoubliable.
L'émotion était palpable lorsque le générique de fin a fait son apparition. Sous un tonnerre d'applaudissements, Mamoru Hosoda s'est présenté, très ému par l'accueil réservé à son film :
"C'est extraordinaire !" (...) "Je suis désolé, j'en ai les larmes aux yeux." (Applaudissements de l'auditoire)
"J'aurais tellement aimé que l'équipe du film soit là aussi pour voir ça. J'aimerais tellement leur raconter ce que vous me donnez ce soir."
Mais une fois l'instant "émotion" passé, c'est un homme très drôle que le public a pu découvrir :
"Alors qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? Voilà, le film est fini, ça vous a vraiment plu, vous êtes sûrs ???"
(Applaudissements et sifflements)
Très heureux de pouvoir partager ce moment avec les spectateurs, il a ensuite répondu à leurs questions.
Comment est né le projet Summer Wars ? D’où vient-il ?
MH : Je vous remercie beaucoup. C’est vrai que je ne vous vois pas, la salle n’est pas allumée, mais je sens
tout le courage et toute la puissance que vous me transmettez, et ça me touche.
Euh, c’était quoi la question déjà ? (Rire du public) Ah oui, comment est né le film ? Donc après La Traversée du Temps que vous connaissez peut-être, j’ai décidé de m’attaquer à un autre genre de films et essayé de faire un film d’action.
À peu près à la même période, j’ai épousé la personne qui est devenue ma femme et donc, forcement, j’ai rencontré ma belle-famille. Et rencontrer, d’un seul coup, tous ces gens qui allaient devenir ma famille, c’était une nouvelle sensation très intéressante pour moi. Je me suis alors dit : "Pourquoi ne pas essayer d'en faire un film ?"
Je pense que c’est la première fois que, dans un film d’action, le héros est une famille, n’est-ce pas ?
Bon, c’est une idée un peu stupide, je vous l’avoue. (Rire)
Comment vous avez eu l’idée d’extrapoler le monde d’internet et de la réalité ?
MH : Il était en fait question pour moi de faire un film qui se déroulerait à la fois dans l’univers réel et dans l’univers virtuel, tout simplement parce que je voulais mettre en parallèle les liens qu’on peut avoir avec une communauté virtuelle sur internet et les liens qu’on a avec sa famille. Alors, bien entendu, ce n'est pas un film dans lequel on les compare. Ce que je voulais à tout prix éviter, c’est d'avoir une morale qui aille dans un sens ou dans l’autre. Je souhaitais faire quelque chose de vraiment équilibré, qui montre que les liens, à la fois avec le virtuel et le monde réel, peuvent coexister normalement.
Je suis désolé, je répète tout le temps la même chose donc je suis peut-être un peu rébarbatif. Mais il faut dire que j’ai eu beaucoup d’interviews hier et aujourd’hui, et on m’a souvent posé la question. Donc si ma réponse fait un peu "préprogrammée" c’est pour ça. (Sourire)
Dans le film, on voit des gens qui jouent à OZ sur console portable. Et on voit des DS de tous les modèles, de la première à la DSi, mais on ne voit pas de PSP. Pourquoi ?
(Éclat de rire du public et de Mamoru Hosoda)
MH : Vous savez, j’aime beaucoup Nintendo. (Sourire)
Mon sempai c’était Shigeru Miyamoto, la personne qui a inventé Super Mario. Et quand je l’ai rencontré, la première chose que j’ai faite c’est : "Excusez-moi monsieur Miyamoto, j’ai mis des DS dans mon film. Je ne vous ai pas demandé l’autorisation monsieur, excusez-moi." Mais Miyamoto m'a répondu : "Vous avez mis des DS dans votre film ? C’est super !" (Rire)
D’où vous est venue l’idée de l’univers virtuel OZ ?
MH : Vous savez, en ce moment je suis accro à Twitter, j’ai même envie de twitter là maintenant ! (Éclat de rire général)
Je pense qu’avec l’évolution des technologies aujourd’hui, on a pris l’habitude, comme ça, d’entrer en contact avec des gens que l'on a jamais vus et on a forcement développé des habitudes et l’envie de le faire. Donc je me suis dit que ce serait bien d’avoir un outil qui faciliterait encore plus la communication entre les différentes personnes. Et c’est cet outil qui est illustré dans le film.
En fait, c’est que j’ai également voulu voir à quel point l’humanité avait évolué dans tout ce qui est "communication". Je me suis dis : "Si aujourd’hui les gens du monde entier sont capables d’entrer en communication les uns avec les autres, pourquoi est-ce qu’ils ne seraient pas capables de s’unir pour contrer une menace ?" Donc voilà, c’est comme ça que j’ai construit OZ.
Est-ce que vous préparez un nouveau film en ce moment ?
MH : Excusez-moi, ne pourriez-vous pas me reposer ça plutôt à la fin ? Ça fait un peu fin de session de questions cette question. (Rire)
Ne vous inquiétez pas, je reste encore un petit peu. Je vous répondrai à la fin si ça ne vous embête pas. Attendez encore un petit peu, s’il vous plaît.
L’univers OZ ressemble beaucoup à ce qu’il y avait dans Superflat Monogram, pourquoi ?
MH, le sourire aux lèvres : C'est tout simplement parce que je suis aussi le réalisateur de Superflat Monogram. (Éclat de rire général)
Il s’agit d’un court-métrage que j’avais réalisé pour Louis Vuitton en 2003.
Mais en fait, en 2000, j’avais réalisé un film qui s’appelait Digimon: Digital Adventure. Et donc monsieur Murakami, qui est designer et qui travaillait pour Louis Vuitton, a vu ce film Digimon et est venu me voir au studio de la Toei pour me demander : "Monsieur Hosoda, est-ce que vous ne voudriez pas faire un court-métrage pour Louis Vuitton avec moi ?" Et c’était amusant parce que, sur leur plan prévisionnel pour faire ce film, il y avait des captures d’écrans de Digimon. Voilà pourquoi Superflat Monogram ressemble à OZ.
Est-ce que vous n’auriez pas une certaine fascination pour les chiffres ? Déjà dans votre précédent film avec le compteur de La Traversée du Temps et, aujourd’hui, encore des compteurs un peu partout, plus le héros qui compte des chiffres à n’en plus finir.
MH : Effectivement, je pense que j’ai une petite faiblesse pour les chiffres...
Alors c’est incroyable parce qu’entre hier et aujourd’hui, j’ai eu 18 interviews et c’est la première fois qu’on me pose cette question. (Rire)
J’ai dû répondre à environ 200 journalistes au Japon et pareil : ils ne me l’ont jamais posée cette question. En fait, je dis ça pour gagner du temps parce que je ne sais pas quoi vous répondre. (Éclat de rire général)
Je pense que j’aime ça, les chiffres. Je suis désolé, ce n'est pas une super réponse. (Rire)
En effet, en effet, c'est une super question ! (Rire)
Et la fameuse question finale ? (Pour rappel : Est-ce que vous préparez un nouveau film en ce moment ? NDLR)
MH, visiblement déçu : Ça y est, c’est déjà fini ?
Vous savez, lorsque j’ai commencé à réaliser Summer Wars, j’ai repensé à cette idée qui avait fait naître le projet du film. Je m’étais dit : "Tiens, ce serait marrant dans un scénario de mélanger à la fois un univers familial et un univers numérique." Et au fur et à mesure de la production, je me disais : "Un film sur la famille... mais qui va aller voir ça ?" Du coup, plus la sortie du film approchait, plus j’appréhendais. Finalement, lorsque le film est sorti au Japon le 1er août dernier, il a très bien fonctionné. Beaucoup plus que ce qu’on avait prévu même, ça m’a fait extrêmement plaisir et ça m’a beaucoup rassuré. Et donc, grâce à ça, j’ai eu mon ticket pour faire le suivant.
Là, je suis en train de réfléchir à mon prochain film. Je suis encore à l’étape du concept. Et si on me demande quel genre de film ce sera, je pense que ce ne sera pas du tout un film comme Summer Wars. Ce sera un film avec deux-trois personnages maximum. Et donc, je pense que les téléphones portables, les modems et tout ça, on va les mettre un peu en veille et on va plutôt se concentrer sur une histoire où il n’y aura rien de numérique. On va plutôt aller vers un monde complètement analogique, si je puis dire. Voilà ce que je pense pour l’instant.
Donc, comme vous l’aurez constaté, il faut environ trois ans pour faire un film. J’espère que dans trois ans, lorsque vous m’aurez oublié et que vous entendrez parler de mon prochain film, vous aurez à nouveau envie de le voir.
La séance de questions-réponses s'achève, malgré un Mamoru Hosoda apparemment très heureux d'être présent, et qui aurait voulu que ça dure un peu plus.
Avant de partir, le réalisateur salue une dernière fois les spectateurs :
"Je suis vraiment ravi pour aujourd’hui, c’est un grand honneur pour moi. Merci." (Ovation du public)
Les plus malins n'ont ensuite pas hésité à retourner dans le hall du cinéma, où Mamoru Hosoda s'est prêté à une séance de dédicace improvisée. La vingtaine de fans présents a eu la chance de se voir offrir un dessin du réalisateur.
Nous avons pu rencontrer, à cette occasion, un homme très généreux qui semblait lui-même aux anges. Un souvenir que nous ne sommes pas prêts d'oublier.
Merci infiniment Monsieur Hosoda d'avoir participé à cette soirée.
Merci également à Grégoire Hellot qui a fait l'interprète jusqu'au bout, ainsi qu'aux organisateurs de l'évènement, Kaze, Eurozoom et UGC.
L'émotion était palpable lorsque le générique de fin a fait son apparition. Sous un tonnerre d'applaudissements, Mamoru Hosoda s'est présenté, très ému par l'accueil réservé à son film :"C'est extraordinaire !" (...) "Je suis désolé, j'en ai les larmes aux yeux." (Applaudissements de l'auditoire)
"J'aurais tellement aimé que l'équipe du film soit là aussi pour voir ça. J'aimerais tellement leur raconter ce que vous me donnez ce soir."
Mais une fois l'instant "émotion" passé, c'est un homme très drôle que le public a pu découvrir :
"Alors qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? Voilà, le film est fini, ça vous a vraiment plu, vous êtes sûrs ???"
(Applaudissements et sifflements)
Très heureux de pouvoir partager ce moment avec les spectateurs, il a ensuite répondu à leurs questions.
Comment est né le projet Summer Wars ? D’où vient-il ?
MH : Je vous remercie beaucoup. C’est vrai que je ne vous vois pas, la salle n’est pas allumée, mais je sens
tout le courage et toute la puissance que vous me transmettez, et ça me touche.
Euh, c’était quoi la question déjà ? (Rire du public) Ah oui, comment est né le film ? Donc après La Traversée du Temps que vous connaissez peut-être, j’ai décidé de m’attaquer à un autre genre de films et essayé de faire un film d’action.
À peu près à la même période, j’ai épousé la personne qui est devenue ma femme et donc, forcement, j’ai rencontré ma belle-famille. Et rencontrer, d’un seul coup, tous ces gens qui allaient devenir ma famille, c’était une nouvelle sensation très intéressante pour moi. Je me suis alors dit : "Pourquoi ne pas essayer d'en faire un film ?"
Je pense que c’est la première fois que, dans un film d’action, le héros est une famille, n’est-ce pas ?
Bon, c’est une idée un peu stupide, je vous l’avoue. (Rire)
Comment vous avez eu l’idée d’extrapoler le monde d’internet et de la réalité ?
MH : Il était en fait question pour moi de faire un film qui se déroulerait à la fois dans l’univers réel et dans l’univers virtuel, tout simplement parce que je voulais mettre en parallèle les liens qu’on peut avoir avec une communauté virtuelle sur internet et les liens qu’on a avec sa famille. Alors, bien entendu, ce n'est pas un film dans lequel on les compare. Ce que je voulais à tout prix éviter, c’est d'avoir une morale qui aille dans un sens ou dans l’autre. Je souhaitais faire quelque chose de vraiment équilibré, qui montre que les liens, à la fois avec le virtuel et le monde réel, peuvent coexister normalement.
Je suis désolé, je répète tout le temps la même chose donc je suis peut-être un peu rébarbatif. Mais il faut dire que j’ai eu beaucoup d’interviews hier et aujourd’hui, et on m’a souvent posé la question. Donc si ma réponse fait un peu "préprogrammée" c’est pour ça. (Sourire)
Dans le film, on voit des gens qui jouent à OZ sur console portable. Et on voit des DS de tous les modèles, de la première à la DSi, mais on ne voit pas de PSP. Pourquoi ?
(Éclat de rire du public et de Mamoru Hosoda)
MH : Vous savez, j’aime beaucoup Nintendo. (Sourire) Mon sempai c’était Shigeru Miyamoto, la personne qui a inventé Super Mario. Et quand je l’ai rencontré, la première chose que j’ai faite c’est : "Excusez-moi monsieur Miyamoto, j’ai mis des DS dans mon film. Je ne vous ai pas demandé l’autorisation monsieur, excusez-moi." Mais Miyamoto m'a répondu : "Vous avez mis des DS dans votre film ? C’est super !" (Rire)
D’où vous est venue l’idée de l’univers virtuel OZ ?
MH : Vous savez, en ce moment je suis accro à Twitter, j’ai même envie de twitter là maintenant ! (Éclat de rire général)
Je pense qu’avec l’évolution des technologies aujourd’hui, on a pris l’habitude, comme ça, d’entrer en contact avec des gens que l'on a jamais vus et on a forcement développé des habitudes et l’envie de le faire. Donc je me suis dit que ce serait bien d’avoir un outil qui faciliterait encore plus la communication entre les différentes personnes. Et c’est cet outil qui est illustré dans le film.
En fait, c’est que j’ai également voulu voir à quel point l’humanité avait évolué dans tout ce qui est "communication". Je me suis dis : "Si aujourd’hui les gens du monde entier sont capables d’entrer en communication les uns avec les autres, pourquoi est-ce qu’ils ne seraient pas capables de s’unir pour contrer une menace ?" Donc voilà, c’est comme ça que j’ai construit OZ.
Est-ce que vous préparez un nouveau film en ce moment ?
MH : Excusez-moi, ne pourriez-vous pas me reposer ça plutôt à la fin ? Ça fait un peu fin de session de questions cette question. (Rire)
Ne vous inquiétez pas, je reste encore un petit peu. Je vous répondrai à la fin si ça ne vous embête pas. Attendez encore un petit peu, s’il vous plaît.
L’univers OZ ressemble beaucoup à ce qu’il y avait dans Superflat Monogram, pourquoi ?
MH, le sourire aux lèvres : C'est tout simplement parce que je suis aussi le réalisateur de Superflat Monogram. (Éclat de rire général)Il s’agit d’un court-métrage que j’avais réalisé pour Louis Vuitton en 2003.
Mais en fait, en 2000, j’avais réalisé un film qui s’appelait Digimon: Digital Adventure. Et donc monsieur Murakami, qui est designer et qui travaillait pour Louis Vuitton, a vu ce film Digimon et est venu me voir au studio de la Toei pour me demander : "Monsieur Hosoda, est-ce que vous ne voudriez pas faire un court-métrage pour Louis Vuitton avec moi ?" Et c’était amusant parce que, sur leur plan prévisionnel pour faire ce film, il y avait des captures d’écrans de Digimon. Voilà pourquoi Superflat Monogram ressemble à OZ.
Est-ce que vous n’auriez pas une certaine fascination pour les chiffres ? Déjà dans votre précédent film avec le compteur de La Traversée du Temps et, aujourd’hui, encore des compteurs un peu partout, plus le héros qui compte des chiffres à n’en plus finir.
MH : Effectivement, je pense que j’ai une petite faiblesse pour les chiffres...
Alors c’est incroyable parce qu’entre hier et aujourd’hui, j’ai eu 18 interviews et c’est la première fois qu’on me pose cette question. (Rire)
J’ai dû répondre à environ 200 journalistes au Japon et pareil : ils ne me l’ont jamais posée cette question. En fait, je dis ça pour gagner du temps parce que je ne sais pas quoi vous répondre. (Éclat de rire général)
Je pense que j’aime ça, les chiffres. Je suis désolé, ce n'est pas une super réponse. (Rire)
En effet, en effet, c'est une super question ! (Rire)
Et la fameuse question finale ? (Pour rappel : Est-ce que vous préparez un nouveau film en ce moment ? NDLR)
MH, visiblement déçu : Ça y est, c’est déjà fini ?Vous savez, lorsque j’ai commencé à réaliser Summer Wars, j’ai repensé à cette idée qui avait fait naître le projet du film. Je m’étais dit : "Tiens, ce serait marrant dans un scénario de mélanger à la fois un univers familial et un univers numérique." Et au fur et à mesure de la production, je me disais : "Un film sur la famille... mais qui va aller voir ça ?" Du coup, plus la sortie du film approchait, plus j’appréhendais. Finalement, lorsque le film est sorti au Japon le 1er août dernier, il a très bien fonctionné. Beaucoup plus que ce qu’on avait prévu même, ça m’a fait extrêmement plaisir et ça m’a beaucoup rassuré. Et donc, grâce à ça, j’ai eu mon ticket pour faire le suivant.
Là, je suis en train de réfléchir à mon prochain film. Je suis encore à l’étape du concept. Et si on me demande quel genre de film ce sera, je pense que ce ne sera pas du tout un film comme Summer Wars. Ce sera un film avec deux-trois personnages maximum. Et donc, je pense que les téléphones portables, les modems et tout ça, on va les mettre un peu en veille et on va plutôt se concentrer sur une histoire où il n’y aura rien de numérique. On va plutôt aller vers un monde complètement analogique, si je puis dire. Voilà ce que je pense pour l’instant.
Donc, comme vous l’aurez constaté, il faut environ trois ans pour faire un film. J’espère que dans trois ans, lorsque vous m’aurez oublié et que vous entendrez parler de mon prochain film, vous aurez à nouveau envie de le voir.
La séance de questions-réponses s'achève, malgré un Mamoru Hosoda apparemment très heureux d'être présent, et qui aurait voulu que ça dure un peu plus.
Avant de partir, le réalisateur salue une dernière fois les spectateurs :
"Je suis vraiment ravi pour aujourd’hui, c’est un grand honneur pour moi. Merci." (Ovation du public)
Les plus malins n'ont ensuite pas hésité à retourner dans le hall du cinéma, où Mamoru Hosoda s'est prêté à une séance de dédicace improvisée. La vingtaine de fans présents a eu la chance de se voir offrir un dessin du réalisateur. Nous avons pu rencontrer, à cette occasion, un homme très généreux qui semblait lui-même aux anges. Un souvenir que nous ne sommes pas prêts d'oublier.
Merci infiniment Monsieur Hosoda d'avoir participé à cette soirée.
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