Yoko Hanabusa
Article Yoko Hanabusa - Interview
Article rédigé par Painfool le 21 Novembre 2012 (dernière modification le 23 Novembre 2012)
C'est à l'occasion de la quatorzième édition de Paris Manga que nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec une illustre dame du shōjo : Yoko Hanabusa. L'auteure à succès, à qui nombre de jeunes filles doivent leurs rêveries, a bien voulu évoquer avec nous son parcours, de son œuvre phare aux travaux qui lui ont succédé, son expérience et son regard sur l'évolution du shōjo. Bonne lecture !
- Bonjour et merci d'avoir accepté de nous rencontrer. Pourriez-vous vous présenter pour le public français ?

- Vous enseigniez également à l'université de la Création de la Toei Animation, comment y êtes-vous devenue professeure ?
- Sur quels sujets portaient vos cours ? Les apprentis mangakas étaient-ils des élèves sérieux ?
Les élèves étaient évalués à l'aide de bulletins scolaires. Ils étaient très appliqués, cependant ce n'est pas parce qu'on a de bonnes notes qu'on devient mangaka. Il faut bien sûr savoir écouter l'enseignant, mais également posséder un univers personnel.
- Avez-vous déjà décelé votre influence dans les travaux de vos anciens élèves ?
- Justement, lorsqu'on interroge un mangaka sur ses lectures, il explique souvent qu'il ne lit que très peu de mangas, pour ne pas se faire influencer. Qu'en pensez-vous ?
Par contre, je lis beaucoup de romans, j'en tire mon inspiration. C'est plus fructueux que de lire d'autres mangas. Étant donné que j'ai un style qui m'est propre, éprouvé par les années, il ne risque pas d'être dénaturé par mes lectures.
- Vous avez adapté beaucoup de romans des Éditions Harlequin. Qu'est-ce qui vous a motivée à vous orienter vers leurs collections ?
À l'époque, c'était la maison d'édition elle-même qui m'avait confié ce travail car le manga à destination des femmes (Ladies Comic, NDLR) était très populaire et concordait avec ce que les Éditions Harlequin proposaient.
- Étant donné que ces romans, centrés autour d'histoires d'amour, couvraient divers thèmes, cela vous a-t-il permis d'en parcourir de nouveaux ? Qu'avez-vous découvert à travers eux ?
J'ai également eu la possibilité de faire du Boy's Love mais ça n'est pas quelque chose que j'affectionne particulièrement.
- Vous évoquez une perte d’engouement pour le shōjo. Cette phase de déclin, nous l'avons aussi ressentie en France. D'ailleurs, on constate très peu de hits depuis Nana…
- On trouve aussi des femmes mangakas qui font du shōnen à succès, comme Blue Exorcist. À l'inverse, connaissez-vous des hommes mangakas qui ont percé dans l'univers du shōjo ?

- Que manque-t-il au shōjo manga pour redevenir populaire ?
- Vous êtes déjà venue plusieurs fois en France et avez donné des Master Class. Comment les dirigez-vous ?
- Vous êtes-vous déjà essayé aux outils numériques ?
- Lors de vos voyages en France, est-ce que vous avez été marquée par une anecdote ?
J'ai aussi rencontré un des membres du staff lorsqu'il avait 17 ans, durant son premier salon. Je l'ai revu cette année à l'occasion du festival, adulte et père de famille, et ça me fait plaisir.
- (L'interview s'achevant, nous demandons à Madame Hanabusa si elle accepte de réaliser un dessin et, au préalable, lui posons une question.) On a dû vous demander de dessiner Gwendoline des milliers de fois… Vous est-il déjà arrivé de vous en lasser ?

- (Sourire) Alors, si le cœur vous en dit, c'est ce personnage que nous aimerions emporter en souvenir de ce moment partagé… Merci Madame Hanabusa !
Remerciements à Yoko Hanabusa pour son temps et sa simplicité. Merci également à Motoharu Onishi de Blue Air Rights et à Paris Manga pour la mise en place de cette interview.
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