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DOSSIER MANGA

Interview Kazé Manga : le marché du manga, bilan et perspectives

  • Pour 2010, l’institut GfK Retail and Technology a indiqué une baisse du volume des ventes d’environ 5 %. Quelles sont les causes selon toi ?
Raphael PennesQuiconque aurait la solution adéquate à cette équation irait jouer au loto demain (rires), parce que ce n’est pas évident à analyser précisément. Je pense qu’il y a plusieurs causes…

Déjà il y a un cruel manque de recrutement de lecteurs… Je m’explique. Il y a de moins en moins de médiatisation vers le grand public autour du manga et de moins en moins de nouvelles séries exposées à la télévision. On vit sur des acquis comme NARUTO, ONE PIECE, Dragon Ball ou encore BLEACH qui sont des séries emblématiques lancées il y a quelques années, mais on ne voit pas de challengers s’exposer sur les télévisions.

D’un autre côté il n’y pas vraiment d’initiatives légales sur les grosses plateformes comme YouTube, ça commence à venir sur Dailymotion et sur wat.tv mais c’est rare, ça reste encore marginal. De plus, il y a très peu de nouvelles séries à destination des enfants. Donc c’est vrai que nous n’avons pas beaucoup recruté en 2010 auprès du jeune public.

Beyblade Metal FusionÇa commence en 2011, comme tu as pu le voir récemment. Des éditeurs recrutent ou essayent de recruter avec des grosses licences comme INAZUMA ELEVEN et Pokémon (Pokémon Zoroark : le maître des illusions) chez Kurokawa ou BEYBLADE : Metal Fusion chez nous. Mais c’est quelque chose d’assez récent et ces dernières années nous avons manqué d’initiative pour recruter « plus jeune » les nouveaux lecteurs de mangas.

Après je pense qu’il y a un facteur déterminant, qui est le scan. Aujourd’hui beaucoup de gens lisent des scans sur Internet. Tout un nouveau public arrive de cette façon, sans forcément savoir que c’est illégal pour les plus jeunes, et sans passer par la case librairie. Du coup on se prive d’un nouveau public bêtement, par absence d’offres légales et de protection.
 
Il y aussi une augmentation de prix, qui a freiné un peu le lecteur, et un vieillissement naturel du lectorat. Ceux qui lisaient du manga il y a dix ans n’en lisent quasiment plus aujourd’hui parce qu’ils sont dans la vie active et possèdent d’autres centres d’intérêt.

Fairy Tail, le dernier gros hit du manga en FranceL’ensemble de ces facteurs cumulés sont donc responsables de la baisse des ventes. Ensuite je pense qu’il y a un certain manque de gros hits sur le marché japonais depuis 2-3 ans qui se fait ressentir depuis un an-un an et demi  sur le marché français. Le dernier gros succès c’est FAIRY TAIL et depuis il n’y pas eu de titres de cette envergure à publier en France. On subit de plein fouet le manque de créativité qu’il y a au Japon depuis ces dernières années.


  • À l’issue du premier trimestre 2011, quelle est la tendance ?
Pour l’instant c’est relativement stable. En comparaison avec les trois premiers mois de l’année dernière, on se situe à -0,5% en volume et à +0,1% en valeur en raison de l’augmentation des prix. Donc il n’y a pas de chute soudaine.


  • Dans cette baisse on a pu remarquer une très grande disparité… de -20 % à +30 % selon les éditeurs. Est-ce que c’est juste une question de choix de licences ou y a-t-il des stratégies qui marchent moins bien que d’autres ?
Je pense, même si c’est théorique, qu’il est difficile de rester au top niveau en permanence sans subir de baisse…   

Death Note, achevé en 2009 chez KanaQuand des séries historiques se terminent, c’est extrêmement difficile de renouveler le succès avec une nouvelle série, il y a forcément un creux. Lorsqu’un titre au succès phénoménal comme Death Note prend fin, Kana a logiquement beaucoup de mal à le remplacer en terme de volume de ventes.
 
Donc d’une année sur l’autre, les éditeurs possédant de gros hits qui s’achèvent passent par des passages à vide, ce qui fut le cas pour Kana en 2009. Ensuite ils ont très bien remonté la pente avec des titres comme BAKUMAN ou PLUTO l’année dernière.

Les éditions Delcourt ont vécu très longtemps sur les titres cultes que sont Fruits Basket et Nana et les ventes n’ont eu de cesse de s’effriter. Ils ont souffert davantage de baisse de leur chiffre d’affaires et de leur part de marché.

One Piece, le fer de lance de GlénatDifféremment Glénat, avec la montée en puissance de ONE PIECE, a retrouvé un nouveau souffle qu’il avait perdu ces dernières années.

À l’inverse, des éditeurs naissants comme Ki-oon ou comme nous sont partis du bas de l’échelle. Nous n’avions pas de titres qui marchaient, quantitativement parlant, et on s’est mis à trouver des perles ou à être plus réactifs que les leaders du marché, en tentant des initiatives qui s’avèrent payantes. En l’occurrence chez Ki-oon, ils ont un vrai nez pour trouver les titres qui vont marcher.


  • Justement, en parlant renouvellement et de choix… Kazé Manga a lancé en 2010 une nouvelle collection, Shōnen UP !, pour un lectorat plus mature. Quel bilan peut-on faire de cette collection, plus d’un an après son lancement ?

Black LagoonLe bilan est assez simple. On a sorti douze séries, une par mois. Il a été, bien évidemment, impossible d’implanter les douze titres dans la même proportion. Certains titres ont vraiment sorti leur épingle du jeu comme Blue Exorcist, ULTIMO ou la réédition de BLACK LAGOON, et ils sont aujourd’hui parmi les meilleures ventes de Kazé Manga.

À l’inverse d'autres sont passés un peu inaperçus, sur lesquels nous avons un travail de fond à faire pour convaincre des lecteurs qui n’ont pas accroché ou qui n’ont pas essayé d’accrocher. C’est une collection au résultat un peu mitigé. Je crois qu’on a eu les yeux un peu plus gros que le ventre.

À l’époque où on a lancé Shōnen UP !, nous nous sommes basés sur les chiffres de l’année 2009 où l’on a constaté un vieillissement du marché. Donc tout naturellement on a voulu y répondre en apportant des titres un peu plus matures et qualitatifs qu’un x-ième shōnen déjà vu, sans s’éloigner vers le seinen trop mature. Mais effectivement, douze la première année, c’était peut-être un peu violent.


  • Sur les titres qui ont bien fonctionné, comme Blue Exorcist et ULTIMO, comment a joué la campagne de communication ?
Blue ExorcistDe manière assez différente. Sur Blue Exorcist, nous n’avons eu de cesse d’en faire la promotion de tome en tome, d’une manière très raisonnable. On a suivi l’évolution des ventes et on a appuyé progressivement la communication pour continuer à recruter des lecteurs.

C’est une stratégie qui a été payante puisque c’est un titre assez classique finalement, mais avec une certaine force, où la dessinatrice a réussi à rebondir avec des personnages charismatiques et des codes déjà vus mais bien amenés. Donc un soutien sur la longueur a été payant parce que le titre a des vraies qualités.

ULTIMOPour ULTIMO, à l’inverse, on a mis le paquet sur le titre dès le lancement, parce que l’idée c’est de se servir de ce titre comme un vecteur de communication pour la marque naissante qu’était Kazé Manga. On a voulu toucher un peu tout le monde : les lecteurs de mangas, de comics, les fans de films américains et de super héros, etc.

On a donc surexposé le titre. C’est sûr qu’avec moins de communication on aurait eu moins de lecteurs, mais justement maintenant il faudra voir si cela a permis de capitaliser sur la durée. Ce n’est pas un titre que l’on va pousser à chaque fois. À voir donc…


  • Comme tu viens de le dire, Shōnen UP ! se rapproche d’une catégorie : le seinen. Beaucoup attendent un succès explosif en France, comme ça a été le cas avec le shōjo dans les années 2000. En France le seinen a-t-il davantage ou moins de potentiel qu’au Japon ?
Il a moins de potentiel qu’au Japon car, culturellement parlant, nous n’avons pas la même histoire avec le manga que les Japonais. Donc avant que des adultes lisent des mangas en masse dans le métro, il va se passer un certain temps. On arrive maintenant à voir des gens qui lisent dans le métro des choses plutôt qualitatives comme du Urasawa ou du Taniguchi… C’est assez marrant mais ça reste marginal.

Les Gouttes de DieuC’est un genre qui a bien évolué ces dernières années mais qui semble toutefois accuser une certaine maturité. Les chiffres présentaient jusqu’ici une progression à 2-3 % par an qui s’est clairement arrêtée sur le premier trimestre 2011, pour des raisons très simples : l’absence de Taniguchi de manière régulière affecte le secteur, certains hits historiques sont arrivés à terme et enfin on observe une certaine baisse au niveau de Les Gouttes de Dieu, du fait de sa longueur sans doute, alors que c’est un titre qui pèse lourd sur ce secteur.

Donc il faut pouvoir trouver des titres qui puissent séduire, comme Les Vacances de Jésus et Bouddha qui semblent bien marcher. Il faudrait deux ou trois titres comme ça dans l’année pour que les ventes continuent de progresser.


  • Deux axes de communication semblent évoluer ces dernières années : l’Internet plutôt que le papier et davantage de généraliste que de spécialisé. Quelle est la politique chez Kazé et ton avis sur ces tendances ?
Nous, ça fait longtemps qu’on a pris la tangente en terme de communication et qu’on a inversé la tendance en mettant beaucoup de communication sur le net et beaucoup moins dans la presse papier.
 
Logo Kazé MangaOn reste néanmoins très ciblé parce que ça devient très vite coûteux et que l’efficacité n’est pas prouvée dans tous les cas de figures. On a tendance à se concentrer sur les sites mangas et les sites jeux vidéo de référence, où l’on touche quand même une partie de notre lectorat pour des budgets un peu moindre ou équivalent à la presse écrite qui a souvent bien du mal à toucher en quantité.
 
On sera toujours présent sur le net mais maintenant il faut réussir à cibler des sites qui s’avèrent pertinents sur notre cible et ce n’est pas toujours facile.


  • Les campagnes vers les médias spécialisés se font donc sur Internet… et pour le reste ?
On a tendance à appuyer nos campagnes ciblées sur Internet par des grands médias, quand on peut se le permettre. Ce que j’affectionne particulièrement ce sont les publicités au cinéma parce que je trouve que c’est une cible très proche.

IkigamiSi on sélectionne une semaine où sortent des blockbusters qui sont dans notre type de cible, ça peut s’avérer très efficace car le public est vraiment attentif. Ça coûte très cher mais quand tu fais une centaine de salles sur une semaine, tu touches un million de personnes. Sur ce million, même si tu n’as que 5% d’efficacité, tu touches des gens qui sont tes clients. J’en ai fait pour ULTIMO, pour IKIGAMI en mars et j’apprécie, même si c’est onéreux.

Sinon on fait aussi de la presse généraliste comme le magazine de Mac Donalds, du magazine d’enseigne Fnac ou Virgin.


  • Pour finir sur cette première partie, revenons au marché du manga, mais du côté des librairies et des lecteurs. Au vu du nombre de publications qui arrivent chaque semaine, quelle est ton opinion : marché saturé ou pas saturé ?
Naruto 53C’est difficile à dire. Il y a de moins en moins de magasins spécialisés qui survivent, parce que tu peux acheter du manga partout. Il y a jamais eu autant de lecteurs de mangas en réalité, mais le problème est qu’ils lisent tous la même chose, tous les gros hits que sont ONE PIECE, NARUTO, etc. Si tu prends ces deux derniers, on arrive à 300-350 000 ventes par tome quand même.
 
Donc la problématique ce n’est pas tant de savoir combien de titres tu peux sortir par mois - tu pourrais en publier 200 s’il y a un public pour ces 200 -  c’est surtout de savoir comment tu peux toucher les gens avec ces titres. Et c’est là que ça devient difficile quand il y a beaucoup de bouquins…

Par exemple, moi je sors 15 titres par mois et je ne peux pas promotionner les 15 de la même manière. Donc les gens ne vont pas être touchés par ces livres de la même façon… Et ainsi de suite. Donc la vraie difficulté c’est de savoir comment communiquer pour toucher davantage de lecteurs. Parce que si demain ONE PIECE et NARUTO s’arrêtent, le marché des mangas va prendre une claque, donc il faut réfléchir aux solutions pour faire connaître ses titres au plus grand nombre.

Soul EaterEt ça passe par de la surmédiatisation. Tu vois bien que NARUTO et ONE PIECE passent sur plusieurs chaînes : NT1 et Game One pour NARUTO depuis des années, Manga, MCM et maintenant Direct Star pour ONE PIECE, tous les jours. BLEACH idem, depuis que la série TV passe les ventes remontent. Avec SOUL EATER arrivant sur MCM, on va constater une augmentation des ventes dans les mois qui viennent.
 
Avec une diffusion télé tu recrutes de nouveaux lecteurs donc tant qu’il n’y a pas plus d’animation à la télévision, c’est difficile de positionner les titres. Ça évolue, on est content que des chaînes comme Direct Star se mettent au manga, mais nous sommes au début du travail.

Rédigé par Ramza le 13 Mai 2011
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COMMENTAIRES
29 commentaire(s) | Ajouter un commentaire
Posté le 24 Février 2016 à 13h51Par gagnerdelargent.tv (invité)
Avatar de Invité
Impensable, je ne connaissait pas votre site, vous etes maintenant bookmarker !
gagnerdelargent.tv http://www.gagnerdelargent.tv/
Posté le 09 Octobre 2011 à 19h41Par Alexanders (invité)
Avatar de Invité
Bonjour a tous!,

je suis un jeune fan de manga qui attend d'avoir son bac arts appliqués pour se lancer dans le métier de mangaka.
J'ai beaucoup de questions a ce sujet :
1) pour présenter un projet sous quel format il est préférable de présenter le tout? je pense bien qu'un format A4 ne conviendra pas
2) si jamais je suis édité et que je veux donner mes planches format B4 tramées ect... comment la maison d'édition pourrais se débrouiller et redimmensionner les planches fromat manga (13x18 a peu près) sans avoir des soucis de moirage avec les trames??
3) a votre avis quelle maison d'édition accepterais d'éditer un manga français?
ne me répondez pas Pika edition je me suis mis au courant ils possedent une charte sous laquelle le heros doit etre un adolescent pas plus de 18ans, il doit vivre dans une ville française ect... tout plein de critère empechant la parution de mon histoire se situant dans un époque ou les frontière n'existent plus...

MERCI a ceux qui vont me répondre :)
Posté le 28 Septembre 2011 à 15h19Par shinjisanji (invité)
Avatar de Invité
oui super interview pour le scantrad ba se sont pas des fans qui le font. Ils pensent deja avoir une bonne traduction et c'est loin d'être le cas des fois même cela dénature le manga et puis quelle est l'interet d'un editeur de voir le marche par le scantrad ?? aucun si ils sortent ce manga c'est qu'il est deja passé par suffisament d'etape donc une étude par le scantrad hahahaha.
Moi je voi juste une destruction du marché et des complaintes de gosses qui veulent se prendre pour des éditeurs dans ce cas a eux de créer leurs propres maison d'édition XD.
Le manga est avant tout un bouquin certe on le paye mais alors l'oeuvre d'une personne a un prix .... de toute maniere c'est une question d'education et de respect qu'on apprend en lisant par exemple donc traduisez mais lisez ce que vous traduisez cela vous apprendra peut être certaines choses de toute facon vous pensez avoir raison le jour ou le manga coulera on sera vers qui se tourner :) et quelques dizaines de milliers de réel fan aux fesses ca peut etre assé marrant ;) surtout avec de bon hacker parmis eux ^^
Posté le 12 Juillet 2011 à 21h38Par KNIGHT (invité)
Avatar de Invité
J'ajouterais à l'interview, et les 2 responsables de Ki-oon ne pensaient même pas utiles d'en parler, un titre qui a construit son public, il n'est plus utile d'en parler ou d'en faire la pub, en tout cas de manière moins intesive que pour d'autres titres.

Et merci à la rédaction d'Animeland, qui me semble marcher main dans la main avec les éditeurs, et offre pas mal de pub aux titres s'il en était besoin. Normal, ce qui fait du bien au marché du manga, fait du bien au mag.

@Ramza : ce qui est quand même dommage et regrettable, c'est quand un magasin ou une chaine de magasins comme Cultura ou Le Guret du Nord organise une opération "spécial mangas", ce sont en général les gros titres, les blockbusters qui sont mis en avant et poussés à la vente, comme s'ils en avaient besoin !
Et pour la qualité de ces blockbusters, merci, mais non merci. Naruto est dessiné de façon sommaire, simpliste, les traits des visages sont réduits au minimum, les décors sont de plus en plus absents. Bleach, ce n'est plus que de la baston non stop, sans réelle avancée scénaristique, avec peut-être aussi les mêmes défauts signalés plus haut. Pour ces très grosses machines, ces mannes financières, les auteurs sont pris au piège de leur succès : ils n'ont plus qu'à se reposer sur leurs acquis, sans forcer (leur talent. Je critique les tomes actuels, attention). Malheureusement...
Posté le 12 Juillet 2011 à 17h46Par Tsukinohime
Avatar de Tsukinohime
Super interview qui permet d'en découvrir plus sur Ki-oon et comment ils sont arrivés là.
j'aime beaucoup comment il s'explique, net et précis.
Le point que je trouve tout à fait vrai c'est au niveau de la campagne de publicité, ils ont tout compris j'ai envie de dire.

Sa fait plaisir, j'aime beaucoup cette maison d'édition ^^

Posté le 12 Juillet 2011 à 15h41Par Asagi
Avatar de Asagi
Cette petite interview de Ki-oon fait franchement plaisir
Posté le 12 Juillet 2011 à 00h55Par Ramza
Avatar de Ramza
Mackie > Je suis comme toi, habitué et trouvant plus confortable le format papier. Mais on n'est plus tout jeune et c'est, peut-être, une question générationnelle, une habitude.

En tout cas je plussoie le fait que le manga d'occasion constitue une vraie alternative, j'ai découvert Inio Asano (entre autres) de cette manière et je comble quelques trous de la mangathèque ainsi.
Posté le 11 Juillet 2011 à 23h21Par Mackie
Avatar de Mackie
franchement, je ne comprends pas l'intérêt pour le scantrad. un manga n'est pas un anime, ça ne se lit par sur écran mais sur papier ! où est le plaisir de tourner les pages sinon? lire un scantrad, j'ai essayé pour voir et franchement ça me fatigue les yeux, et je n'ai pas l'impression de découvrir une oeuvre.
en dehors de cela, je suis persuadé que la question du prix ne tient pas. c'est une question de choix. j'ai un budget manga, c'est l'argent que je ne mets pas dans d'autres trucs qui me le permet. par exemple, je n'ai pas de portable, pas d'abonnement. question de choix. de plus, il est très facile d'acquérir des mangas, même neufs, à bas prix : les sites d'occase sont là pour ça... idem avec les dépôts-vente et les boutiques d'occase. et ne me dites pas qu'il n'y en a qu'à paris : je vis en province et je n'ai aucun mal pour acheter des mangas à 1€ pièce ! récement : j'ai acheté des city hunter (deluxe), naru taru, amanchu, gunsmith cats, junji ito, mpd psycho, orion, appleseed, etc... à chaque fois que j'y vais, je vois aussi des shonen grand public au kilo : naruto, dragonball, fairy tail, one piece en veux-tu en voilà... bon, ça j'achète pas, question de goût, mais franchement, quand on est fauché, et je m'y connais, rien de plus facile que d'acheter des tonnes de mangas.
et j'achète même du neuf.
alors le scantrad? non merci.

Posté le 12 Juin 2011 à 18h47Par Ramza
Avatar de Ramza
Rakui > "Mais c'est tout de même assez intéressant de noter que ce qui intéresse les lecteurs apparemment est davantage l'avenir du scantrad et non l'avenir du manga..."

+1 (^o^)b Sans doute qu'avec le laisser aller des éditeurs dans ce domaine pendant 10 ans, certains ont peut-être cru que c'était un modèle économique viable... La bonne blague ^^;;

Pour finir, juste une précision qui n'engage que moi : les éditeurs français ont sorti 1500 tomes en 2010... Donc attention, la découverte n'est pas DU TOUT l'apanage du scantrad. C'est gratuit donc ça permet de ne prendre aucun risque, c'est différent.
Posté le 12 Juin 2011 à 18h30Par Ramza
Avatar de Ramza
H-E > En ce qui concerne les teams de scantrad je n'ai pas encore de date à te donner mais ça fait parti des projets pour la seconde moitié 2011. Tu appartiens à quel team / site ?
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