
Tetsuo
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Tetsuo, Critique de la rédaction
Critique rédigée par The Duke le 30 Septembre 2008 (dernière modification le 09 Novembre 2008)Cauchemar acide et hideux, « Tetsuo » (1988) de Shinya Tsukamoto trouverait facilement sa place entre le « Videodrome » (1983) de David Cronenberg, les mutations poétiques et sodomites de William Burroughs et les premiers méfaits d'un David Lynch, par encore absorbé par des visions branlatoires, à la limite de l'inexplicable.
Le premier long métrage de Shinya Tsukamoto franchit les barrières de l'ultra-violence, prétextes permanents à l'implosion de la chair au profit d'un inorganique métallo-contestataire. Le soin apporté à chaque plan, les angles de caméra insolites, le 16mm dégoulinant projettent le spectateur dans un espace filmique sans codes ni repères.
La puanteur des villes, tombeaux humains hiroshimesques où s'empilent les résidus du Modernisme, justifie la lente régression de l'Homme d'Avenir, heureux yuppie, 'métrosexuel' et castré.
Transformant son personnage principal, en cyborg pédéraste et difforme, prêt à de multiples punitions à l'acier trempé, dans un déluge de crasse et de poussière, Tsukamoto annihile toute possibilité d'oxygénation. En un peu plus d'une heure, il bâtit un univers oublié de tous, allant jusqu'à récupérer dans des décharges, l'ensemble de son paysage métallique.
Les multiples effets 'porno-gore', dans lesquels le phallus tient un rôle de punisseur lorsqu'il s'agit d'un rapport hétéro, l'accélération de certaines séquences, le combat final, lutte entre la victime et son agresseur jusqu'au processus ultime de fusion, la musique sirupeuse sont les marques de fabrique d'un auteur par encore sorti de l'univers du clip et de la pub.
Ode à la nouvelle chair, « Tetsuo » illustre subtilement le naufrage de la machinisation, la surindustrialisation, l'ultra-urbanisation, la jouissance par l'acier (base d'un discours prônant le rapport anal). De la décharge au rectum, Shinya Tsukamato
signe une première oeuvre positivement monstrueuse.
Le premier long métrage de Shinya Tsukamoto franchit les barrières de l'ultra-violence, prétextes permanents à l'implosion de la chair au profit d'un inorganique métallo-contestataire. Le soin apporté à chaque plan, les angles de caméra insolites, le 16mm dégoulinant projettent le spectateur dans un espace filmique sans codes ni repères.
La puanteur des villes, tombeaux humains hiroshimesques où s'empilent les résidus du Modernisme, justifie la lente régression de l'Homme d'Avenir, heureux yuppie, 'métrosexuel' et castré.
Transformant son personnage principal, en cyborg pédéraste et difforme, prêt à de multiples punitions à l'acier trempé, dans un déluge de crasse et de poussière, Tsukamoto annihile toute possibilité d'oxygénation. En un peu plus d'une heure, il bâtit un univers oublié de tous, allant jusqu'à récupérer dans des décharges, l'ensemble de son paysage métallique.
Les multiples effets 'porno-gore', dans lesquels le phallus tient un rôle de punisseur lorsqu'il s'agit d'un rapport hétéro, l'accélération de certaines séquences, le combat final, lutte entre la victime et son agresseur jusqu'au processus ultime de fusion, la musique sirupeuse sont les marques de fabrique d'un auteur par encore sorti de l'univers du clip et de la pub.
Ode à la nouvelle chair, « Tetsuo » illustre subtilement le naufrage de la machinisation, la surindustrialisation, l'ultra-urbanisation, la jouissance par l'acier (base d'un discours prônant le rapport anal). De la décharge au rectum, Shinya Tsukamato





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3 commentaires | Vous devez être membre pour poster des commentaires. > Devenir membrePosté le 07/10/2008 à 01:16Par The Duke
Tu veux que je te dessine un vit ?
Posté le 07/10/2008 à 01:02Par Gorkab Nitrix
Wow, j'avais entrevu ça sur un site consacré au cyberpunk et ta critique peu imagée me renvoie la même impression strange : Je veux le voir
Posté le 06/10/2008 à 01:59Par Ludo
Tu regardes vraiment des trucs bizarre Duke !
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Déviante, brutale et iconoclaste, cette première réalisation de Shinya Tsukamoto fait autant de dégâts qu'une Doc Martens dans une mâchoire de jeune UMPiste. La Grande Classe, tout simplement.
