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messenger, Critique de la rédaction

Critique rédigée par chtite_asu le 06 Mai 2011 (dernière modification le 06 Mai 2011)
SEAMO est resté très discret en ce début d'année malgré quelques rebondissements en 2010 avec la sortie de deux singles, d'un mini-album de collaborations et d'une petite tournée. Cependant, le rappeur charismatique n'a pas eu l'intention de se reposer bien longtemps puisqu'un single, Yakusoku, et un album, messenger ont été prévus pour le mois d'avril.

Disponible dans les bacs depuis le 27 avril en deux éditions, messenger a bien sûr repris les trois précédents singles pour un total de treize titres. L'édition limitée inclut un DVD bonus consistant, qui reprend son concert du 19 mars 2010 au ZEPP TOKYO sous forme de documentaire en présentant quelques extraits live. Malheureusement pour l'artiste, on est bien loin de sa période de gloire en 2006 puisque l'album ne s'est vendu qu'à 4 720 exemplaires sa première semaine, d'après le classement de l'Oricon.


SEAMO 01Cependant, dès l'intro, SEAMO koushinkyoku, on en déduit que les chiffres sont loin d'être représentatifs de la qualité du CD. En effet, SEAMO a décidé de produire un album bien trempé, où les ballades n'ont pratiquement pas leur place. Le chanteur réputé pour ses multiples collaborations reste maintream, mais contrairement à ses confrères japonais officiant dans le hip-hop et le rap, il n'essaie pas d'attirer les auditeurs à l'aide de compositions mielleuses à souhait. Ainsi, titres tantôt violents comme STRONGER -en collaboration avec MAY-LU- ou dansants comme GGDM s'enchaînent. Vocalement, tout comme pour ses précédents opus, difficile de lui faire des reproches : son flow est toujours acéré. Les rimes parfaitement piquées, sont tranchantes et il n'y a pas de temps mort dans les compositions à l'allure plus agitée. L'effet attendu est donc ressenti puisqu'à l'écoute des compositions, l'envie de bouger et de chanter nous prend soudainement, tandis que les mélodies restent facilement en tête, pour le meilleur ou pour le pire.


SEAMO 02De plus, on soulignera également ses instrumentations travaillées : SEAMO ne nous livre pas un album où on a l'impression d'avoir entendu l'arrangement des musiques un bon millier de fois. En effet, chaque morceau se caractérise par un son qui lui est propre, tout en restant accessible, et la même boucle n'est pas constamment reproduite. Ainsi, il n'hésite pas à donner une touche rock à ses pistes comme Lost Boy et sa partie de guitare électrique mise en avant ou au contraire à en produire certains à l'ambiance clubbesque grâce au mix plus techno et aux jeux de platines comme GGDM. Dans cette dernière, le chant électronisé de SEAMO durant les refrains -qui contraste par rapport aux passages rappés des couplets-, vaut d'ailleurs le détour. Il n'hésite pas non plus à offrir davantage de chœurs ou de violons, notamment dans les quelques ballades inclues comme Umi ni ikou et Owari to hajimari, afin de leur donner davantage de profondeur.


SEAMO 03Là où d'autres partageant le même objectif ont perdu de leur intérêt comme RIP SLYME, l'artiste est en fait parvenu à conserver le côté divertissant et grand public de ses chansons. On notera notamment Sono te wa nan no tame ni aru ? où le flow rapide accentué des couplets au mix électro s'oppose à celui presque disco ainsi qu'au chant plus mélodique des refrains. Les paroles laissent suggérer qu'une chorégraphie ridicule devra être reproduite en concert pour ne pas se sentir seul au milieu de la foule. That's Right attire également l'attention grâce à son flow effréné -nous rappelant notamment celui d'Hannya- mis en valeur par des cris masculins et par la quasi-absence d'instrumentation puisque le strict minimum est donné afin de marquer le beat.



Deux ans et demi après la parution de son précédent album original, SCRAP & BUILD, SEAMO est donc parvenu à produire un CD de qualité avec messenger. Il est d'ailleurs dommage qu'il n'ait pas eu le succès escompté puisqu'il s'agit sans aucun doute de l'un de ses meilleurs opus. Cela est probablement dû à l'absence de collaborations notables ; elles seraient alors une bonne solution pour redonner un bon coup d'envoi à sa carrière. Malgré un nombre conséquent de titres, l'album de 49 minutes défile très vite et on reste un peu sur sa faim après une telle attente.

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Critique rédigée par chtite_asu le 06 Mai 2011 (dernière modification le 06 Mai 2011)
NOTATION
Notes du chroniqueur :

Global
Bien qu'il soit assez court, messenger reste l'un des albums les plus attractifs de SEAMO. Très accessible, les personnes n'étant pas adeptes de hip-hop pourraient même y trouver leur compte.
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