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Jeux vidéo

Alien Isolation

Alien Isolation

PS4

Alien Isolation, Critique de la rédaction

Critique rédigée par Manga le 07 Octobre 2014 (dernière modification le 14 Octobre 2014)
1979. Ridley Scott, le réalisateur anglais, donne naissance à une saga de science-fiction qui deviendra culte : Alien. Au total, cinq films (si on compte Prometheus) verront le jour. Le jeu vidéo, quant à lui, n'a pas échappé à la créature imaginée par H.R Giger. Plusieurs titres exploitant la licence sont sortis sur consoles et PC, mais rares sont ceux à avoir laissé un bon souvenir aux fans du xénomorphe. La dernière production en date, Aliens : Colonial Marines, était une véritable infamie de la part du studio Gearbox Software. Édité par SEGA, on pouvait même penser que l'ex-constructeur japonais allait délaissé la franchise à jamais. Mais c'était sans compter sur The Creative Assembly (qui appartient à SEGA), qui jura de nous faire oublier l'affront du précédent jeu. Qu'on se le dise, Alien Isolation est le plus bel hommage que l'on pouvait rendre au regretté H.R Giger.

On a vraiment l'impression d'être seul au monde.
Dans l'espace, personne ne vous entend crier. De l'affiche à la découverte du film, nombreux sont les cinéphiles à avoir eu une véritable révélation. Le long-métrage happe littéralement le spectateur et ne le lâche plus. Impossible d'échapper au charisme de Ripley (campée par Sigourney Weaver) et à cette traque, quasi suicidaire, d'une créature aussi hypnotisante que dangereuse. Comme on la voit que très peu dans le premier film, la peur est d'autant plus palpable. Tout est question de suggestion, d'angoisse et de plongée vers l'inconnu. Le Nostromo, le fameux vaisseau de l'équipage, devient l'épicentre d'un véritable massacre. En s'intéressant à la saga Alien, The Creative Assembly (à l'origine de jeux comme la série des Total War) a pris un risque considérable, tant il est difficile de retranscrire l'ambiance cinématographique de l'œuvre de Ridley Scott. Mais on peut le dire aujourd'hui : grand bien leur a pris !

Telle mère, telle fille

Les rencontres avec l'Alien sont vraiment flippantes.
Alien Isolation débute 14 ans après les évènements du premier film. Le joueur incarne Amanda qui n'est autre que la fille d'Ellen Ripley. Au début du jeu, celle-ci apprend que la boite noire du Nostromo a été repérée sur une station commerciale appelée Sevastopol. Cette découverte peut apporter les réponses aux questions qu'elle se pose depuis des années. Sans vraiment réfléchir, elle décide de se rendre sur place pour enquêter et, peut-être, découvrir ce qu'il est arrivé à sa génitrice. Mais bien évidemment, ce périple ne va pas être sans conséquence. Une fois sur place, on comprend rapidement qu'Alien Isolation est avant tout un jeu d'ambiance, et non pas un titre d'action où l'on passe son temps à démonter de l'extraterrestre. Les premiers pas se font de manière assez calme, mais on se retrouve vite confronté à différents dangers. Et pas forcément ceux que l'on croit. En effet, la station est dévastée et les rares survivants qui y traînent sont dans un état de peur et paranoïa permanent. Amanda met d'ailleurs un peu de temps à comprendre ce qui se trame en ces lieux. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve à quelques mètres de la créature. 

Une proie sans (presque aucune) défense

L'ambiance est très réaliste et les graphismes sont quasi-organiques. La réalisation force le respect !
Inutile de courir, il faut... se cacher à point. Voilà ce que pourrait être la devise du jeu de SEGA. La première rencontre avec l'Alien est fantastiquement mis en scène et son animation, ultra crédible, apporte beaucoup de crédit au danger qu'il représente. Le monstre ne vous laissera aucune chance si vous avez le malheur de croiser sa route. C'est pourquoi les développeurs ont imaginé un gameplay qui mélange survival et infiltration. Courir à bord de la station Sevastopol équivaut à se donner en pâture à la créature. Et les développeurs sont parvenus à faire en sorte qu'on flippe constamment, par peur de se retrouver nez  à nez avec la bestiole ! Dans ces conditions, Amanda ne peut pas faire n'importe quoi, sous peine de se retrouver transpercée de toutes parts. Il faut se cacher dans l'un des innombrables casiers que vous croisez et surtout fuir, sans vous faire repérer. Pour ce faire, la demoiselle peut rester dans l'ombre, se planquer sous une table ou utiliser les différents objets qu'elle débusque au cours de son périple. L'IA, étant très convaincante (franchement, l'Alien est aussi vicieux que redoutable !), vous devez garder en tête qu'il ne sert à rien de se planquer pendant de longues minutes. Toutes ces cachettes ne sont que temporaires, il faut constamment bouger sans se faire voir, quitte à ce que la créature ne soit qu'à quelques mètres de vous. 

Objets de fortune

Les objets que vous découvrez peuvent être très utiles. Les mini-jeux du syntoniseur demande un certain calme, ce qui n'est pas toujours facile quand on se sent traqué.
Les outils que vous dénichez vous permettent de créer différents moyens de défense : bombe IEM, grenade, fumigène, cocktail molotov... tout est permis pour rester en vie. Malheureusement, et c'est sans doute là l'un des premiers défauts du jeu, on a tout de même le sentiment que l'inventaire ne sert pas à grand-chose. L'interface n'est pas très claire et la relative "faiblesse" physique d'Amanda ne pousse pas à rentrer dans le tas. Y compris lorsqu'on est en présence d'ennemis autre que l'Alien. Il est donc préférable de choisir la voie de la sagesse et... de la fuite. En revanche, Amanda peut compter sur divers appareils qui lui permettent d'ouvrir des portes verrouillées ou de détecter tout présence dans les parages. Le premier est le syntoniseur, qui s'apparente à une grosse console portable, et qui permet d'activer de multiples mécanismes. Si les mini-jeux de logique proposés ne sont pas compliqués, on peut vous garantir qu'ils deviennent stressants dès lors que l'Alien se rapproche. Le Motion Tracker, quant à lui, est un radar qui permet d'éviter les mauvaises rencontres. D'ailleurs, il faut signaler l'excellente idée de flouter, selon l'envie du joueur, l'appareil en lui-même ou l'arrière-plan. 

Vive les teinturiers

Dès le départ, vous êtes séparés de vos deux compagnons suite à une explosion.
Alien Isolation ne trahit pas nos attentes. Il s'agit d'un jeu angoissant, qui joue sur la peur, les réflexes et l'infiltration. On doit très souvent se planquer, avancer accroupi et user d'un très grand sang-froid pour s'en sortir. Comme, en plus, il n'est pas rare d'assister à des évènements tragiques ou spectaculaires, il faut avoir le cœur bien accroché. Le titre de The Creative Assembly est tout simplement immersif et s'appuie sur un gameplay finalement très basique. Cette approche peut gêner pas mal de joueurs, même s'il est difficile de ne pas accrocher à l'ambiance. Techniquement, le jeu est super propre : les textures, la modélisation des lieux, des personnages, la réalisation de l'Alien, les voix françaises (en V.O elles sont encore supérieures), tout est travaillé. L'équipe anglaise est parvenue à recréer une atmosphère incroyable, grâce à une foule de petites trouvailles ingénieuses. Des particules en suspension à la qualité des contrastes et des lumières en passant par les tuyauteries qui vomissent leur gaz, l'univers est ultra prenant. On évolue dans un environnement quasi photo-réaliste et on est constamment mis en garde par l'ambiance sonore, aussi réussie que terrible pour les nerfs. Dans des zones de silence, où quelques appareils émettent des bip, il n'est pas rare d'entendre l'Alien se déplacer à travers les conduits d'aération. Et là, même si on s'y habitue, le cœur bat la chamade !  Ajoutez à cela la bande son démentielle de Jerry Goldsmith et vous comprendrez qu'on ne ressort pas indemnes d'Alien Isolation.

Un respect total de l'oeuvre originale

Les synthétiques sont des androïdes détraqués et ils sont incroyablement résistants.
Alors oui, le jeu est loin d'être parfait. Quelques bugs se glissent de temps à autre dans l'aventure et les points de sauvegarde ne sont pas toujours bien placés. Par ailleurs, plus l'aventure avance, plus les allers-retours deviennent récurrents. Mais franchement, malgré quelques tares, le jeu impressionne par sa passion débordante qui ressort de l'expérience imaginée par les développeurs britanniques. Ces derniers ont eu accès à de multiples travaux préparatoires du premier film et ils ont tout fait pour séduire les fans d'Alien, tout en créant une aventure pouvant satisfaire tous les joueurs. Par contre, si vous vous attendez à un jeu d'action classique, passez votre chemin : Alien Isolation porte bien son nom, on a constamment la sensation d'être seul face aux couloirs de l'immense station Sevastopol. Et puis, l'habillage, façon pellicule d'époque, est franchement génial. La direction artistique défonce, l'ambiance tue, rahhhhhhh, n'en jetez plus ! A condition d'avoir le cœur bien accroché, ça c'est une certitude.
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Critique rédigée par Manga le 07 Octobre 2014 (dernière modification le 14 Octobre 2014)
NOTATION
Notes du chroniqueur :

Scénario
Graphismes
Bande-son
Jouabilité
Global
Si vous cherchez un jeu d'action, laissez tomber. Alien Isolation est un titre d'ambiance, d'infiltration et de planque. En somme, une oeuvre totalement respectueuse du film de Ridley Scott, tout en se permettant des libertés. Pour nous, il s'agit d'une réussite incontestable.
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