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Pandora's Tower

Pandora no Tô: Kimi no moto e kaeru made

Wii

Pandora's Tower, Critique de la rédaction

Critique rédigée par Gorkab Nitrix le 27 Avril 2012 (dernière modification le 14 Juin 2013)
Une génération de machines Nintendo est sur le point de connaître son crépuscule, et comme beaucoup le savent maintenant, c'est généralement dans cette période-là que les plus grands jeux sont réalisés.

Pandora's Tower peut-il prétendre à ce titre ? Armez-vous de votre chaîne et de votre armure rouillée, c'est ce que nous allons voir !

Et s'il me poussait des tentacules sur le dos, m'aimerais-tu encore ?
Elena & Aeron
Aeron et Elena (Ende et Ceres dans la version japonaise) sont obligés de fuir après qu'un incident se soit produit lors du festival de la moisson, où la belle avait été choisie pour chanter devant les habitants de la capitale. Aidé par une étrange marchande du nom de Mavda, le couple se retrouve embarqué dans un voyage qui va les mener à un gigantesque canyon maudit, appelé la cicatrice.

La jeune fille a été marquée du sceau de la malédiction, et le seul moyen Les treize tourspour elle d'en être libérée réside à présent au cœur de la cicatrice, où se dressent treize tours. Chacune d'elles abrite en effet un maître, et seule la consommation de leur chair pourra lever le sort. Il revient donc au jeune Aeron d'arpenter les citadelles et de terrasser les bêtes pour sauver sa bien-aimée. Seulement, son temps est compté : Elena est devenue dépendante du gibier pour conserver sa forme humaine, et si elle n'en mange pas au bout d'un certain temps, il sera trop tard...
Mavda donne la chaîne d'oraclos à Aeron
Pour l'aider dans son périple, la vieille Mavda va confier à Aeron une chaîne ensorcelée, la chaîne d'oraclos, qui lui permettra de terrasser tous ses adversaires ainsi que d'obtenir à chaque instant des informations sur l'état de la belle Elena. Et cette aide matérielle lui sera précieuse, seulement il est encore loin d'imaginer à quel point...

Wiimote Oraclos

Aeron tente de s'agripper à une poulieContrairement à The Last Story ou Xenoblade, totalement injouables au combo wiimote + nunchuk, Pandora's Tower se révèle beaucoup plus plaisant sans manette classique. Comme la caméra du jeu est fixe, il n'y a aucun besoin d'un second joystick, ce qui rend l'utilisation du duo de pads plus aisée, voire même indispensable pour plus de précision. Car oui, pour viser efficacement les ennemis avec la chaîne d'oraclos, il faut utiliser la wiimote à la manière d'un lightgun ! Essayer de reproduire ça avec le second joystick de la manette classique devient très vite difficile à tenir, surtout face à des bestioles qui vous foncent et sautent dessus de tous les côtés en même temps...

Le motion gaming retrouve alors tout son sens : on vise pour attraper bras, jambes, têtes et empêcher le gros balourd d'en face d'utiliser sa massue, tout en l'entaillant à coups d'épée. Mieux encore, en maintenant le bouton C appuyé, on charge le pouvoir de la chaîne jusqu'à sa pleine puissance et là... Viens par là toi !!un bon coup de wiimote bien physique relâche l'étreinte en portant un coup dévastateur sur le pauvre malheureux qui osait se dresser sur la route d'Aeron. Jouissif ! Cette technique est d'ailleurs très efficace face aux maîtres de chaque tour, puisqu'il faut viser un point en particulier sur chacun d'entre eux pour drainer leur jauge de vie. Le reste n'est qu'esquive, jetés improbables de monstres à travers la pièce (en maintenant A et B) et accrochages de corniches au nez et à la barbe de la faune et la flore environnante.

Ce soir je peux pas, je dois nourrir ma copine !

La quatrième tour, La Pointe de la SourceQui dit jauge de progression, dit allers-retours incessants entre les tours et l'observatoire, où votre chère et tendre Elena vous attend patiemment. Ce qui peut, de prime abord, sembler répétitif ne l'est en réalité pas vraiment : il faut plus voir ce compte à rebours continuel comme une source de motivation pour arriver à compléter le donjon dans le moins de temps possible. Et bien que la difficulté architecturale des tours ne devienne vraiment labyrinthique que sur la fin, il faut avouer que ce stress permanent est plutôt bénéfique. Il aide le joueur à créer un véritable lien avec la jeune fille, à la fois dans le jeu et dans la réalité, ce qui lui donne de la substance et communique un certain sentiment d'empathie qui va crescendo avec les heures de jeu.

Aeron porte Elena, qui vient juste de consommer de la chair des bêtesLa durée totale pour terminer Pandora's Tower peut d'ailleurs beaucoup varier. Que l'on soit dans une optique de fonceur, ou bien plutôt proche d'Elena, le temps de jeu peut aisément doubler ! Et oui, c'est qu'il faut s'en occuper de la petite donzelle : cadeaux, bijoux, fruits... rien n'est trop beau pour l'élue du cœur d'Aeron. Heureusement, elle vous le rend plutôt bien, pas en étant constamment inquiète non, mais en vous offrant de temps en temps des objets rares qu'elle arrive à confectionner en votre absence. On se demandera d'ailleurs comment, puisque c'est normalement le job d'une espèce de vieillard vivant sur le dos de Mavda, et qui crafte tout ça à l'aide de ses dents (oui oui, vous avez bien lu, ses dents !). Entretenir la relation d'Aeron avec Elena sera donc crucial, et pourra déboucher sur l'une des cinq fins pensées par les développeurs.

Elena & AeronNotons également qu'une option new game + a été intelligemment incluse. Certaines salles, marquées de portes rouges à serrures, sont en effet inaccessibles pendant la première partie. Une fois le jeu terminé, en achetant la clé auprès de Mavda pour une vraie misère, on peut alors les ouvrir et récupérer de nouveaux matériaux pour créer de puissants objets auprès de la vieille vendeuse et son acolyte incompréhensible. Créer et améliorer des objets de l'inventaire est d'ailleurs plus que conseillé, sous peine de voir le héros échouer face aux ennemis des tours supérieures.

T'arrêtes de la passer en boucle ta symphonie, oui ?!

Xenoblade ChroniclesContrairement à la pléiade de compositeurs de Xenoblade (Shimomura, Kiyota, Mitsuda et ACE+), ou encore la patte d'un Nobuo Uematsu pour The Last Story, GANBARION et son compositeur attitré, Takayuki Kobara, n'ont choisi pour Pandora's Tower que de reprendre exclusivement des morceaux du répertoire classique et de les adapter en background music. Malheureusement, si c'est une véritable réussite avec le thème du jeu, Eternal Blessing, adapté de Liebestraum no.3 de Franz Liszt, ça l'est franchement beaucoup moins pour le reste de la bande-son.

Un des dieux d'Aios, dans la première tourPourquoi ? La redondance tout simplement. Les mêmes thèmes sont constamment réutilisés dans chaque tour, avec d'infimes variations comme le changement des chœurs masculin au féminin, mais à part ça rien, on évolue pendant trente heures avec exactement les mêmes BGM, partout où l'on va. Alors certes, un même thème répété peut ne pas être gênant du moment qu'il est bien écrit, comme c'est le cas avec les fameux "overworld" de la série des Zelda par exemple, mais dans le cas de Pandora's Tower, c'est le contraire : la musique devient vite plate, sans goût, et ne souligne pas vraiment les différents donjons, certainement par un phénomène d'habitude, et même à force, de lassitude.

Shuji YoshidaC'est vraiment dommage, surtout lorsqu'on se prête à admirer la direction artistique du titre, menée par Shuji Yoshida, présent lors de l'édition 2011 de la Japan Expo. La Wii est ici superbement exploitée, avec une fluidité exemplaire dans 99% des environnements, et propose des environnements graphiques superbes (l'eau notamment), malgré la vieillesse manifeste de la machine. On se dit alors qu'un thème musical différent par tour, et par boss, aurait pu encore plus renforcer l'immersion du joueur dans son voyage solitaire de Pandora's Tower. Seulement, il n'en est rien, et c'est bien là l'unique faiblesse d'un titre dont on ne peut que saluer l'originalité.

GANBARION, sors ton Luffy !Pandora's Tower

GANBARION, développeur historique de la série des ONE PIECE, s'est éloigné du confort des jeux à licences pour créer une véritable œuvre vidéoludique à part entière avec un budget que l'on imagine aisément moindre par rapport aux productions HD récentes, telles que Final Fantasy XIII-2.

MavdaUn potentiel que Nintendo of Europe a bien compris, puisque le jeu est disponible sous nos latitudes depuis le 13 avril dernier, avec une très belle édition collector que nous envient encore nos cousins américains de l'Opération Rainfall, chez qui le soft n'a toujours pas trouvé d'éditeur à l'heure où ces lignes sont écrites. La localisation des doublages dans la langue de Shakespeare est, en outre, de très bonne facture. On attribuera ici une mention spéciale à la géniale Ann Beach qui prête sa voix, et surtout son rire, à l'espiègle Mavda !

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Critique rédigée par Gorkab Nitrix le 27 Avril 2012 (dernière modification le 14 Juin 2013)
NOTATION
Notes du chroniqueur :

Scénario
Graphismes
Bande-son
Jouabilité
Global
Un RPG majeur de la Wii, qui nous arrive malheureusement en fin de vie de la console, quand tous les regards sont portés vers des machines plus puissantes comme la PS3 ou la Xbox 360. Néanmoins, l'ambiance, l'intrigue, les thèmes abordés ainsi que les personnages font de ce Pandora's Tower une gemme qu'il convient de faire découvrir au plus grand nombre.
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